Le groupe italien Eni se fait rassurant quant à ses investissements en Libye




Le PDG du Groupe s’est récemment rendu en Libye, où il a rencontré le chef du gouvernement d’union nationale et le président de la compagnie nationale libyenne de pétrole

 

 

Le président-directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, s’est entretenu fin novembre à Tripoli avec le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) libyen, Fayez el-Sarraj, et le président de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) Mustafa Sanalla, d’après un communiqué diffusé par le groupe pétrolier italien le 30 novembre dernier.

A l’occasion de sa visite dans la capitale de la Libye, le PDG d’Eni a assuré le président du Conseil présidentiel du GNA et Premier ministre libyen de l’engagement de l’entreprise à poursuivre ses activités dans le domaine du développement du gaz. Il a également annoncé un soutien au gouvernement libyen, constitué d’équipements de protection médicale, de diagnostic et de traitement en contexte de Covid-19.

Avec le président de la NOC, le PDG d’Eni a discuté des possibilités de partenariat dans le domaine des énergies renouvelables (à travers la formation et le renforcement de capacités); mais également de l’état d’avancement des projets gaziers qui étendront le plateau de production de gaz de Bahr Essalam “dans les années à venir” pour l’approvisionnement du marché local où Eni entend demeurer le principal fournisseur

La phase 2 du projet Bahr Essalam – champ situé dans le bloc NC41 en mer Méditerranée, à environ 110 km au nord-ouest de la capitale Tripoli – vise à rehausser la production quotidienne de 400 millions de pieds cubes standard de gaz, la portant ainsi globalement à 1,1 milliard de pieds cubes de gaz standard par jour. Le gaz issu du champ est destiné à l’alimentation des centrales électriques libyennes.

Eni opère en Libye à travers Mellitah Oil & Gas, coentreprise avec la NOC.

Le groupe est présent en Libye depuis 1959. Sa quote-part de production d’hydrocarbures dans le pays du Maghreb correspond actuellement à 170 000 barils équivalent pétrole par jour. 

Avant le blocus des ports pétroliers le 18 janvier 2020 – blocus levé en septembre par les pro-Haftar -, Eni revendiquait une production propre de 300 000 barils équivalent pétrole par jour.

Depuis le renversement du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est minée par des violences. Depuis 2015, elle est déchirée par un conflit entre le GNA, reconnu par l’ONU et basé à Tripoli, et le camp du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est libyen qui règne aussi sur une partie du Sud et contrôle les zones des principales installations pétrolières. Entre janvier et septembre, des groupes armés pro-Haftar avaient bloqué les champs et terminaux pétroliers de l’est, accusant le GNA d’utiliser les recettes pétrolières pour s’acheter des armes et financer des milices. Les deux parties ont signé un accord de cessez-le-feu sous l’égide de l’ONU.

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