Libye: les autorités officielles veulent déloger les « mercenaires » des « sources d’énergie, champs, ports pétroliers et sources d’eau »




Mise en garde faite par le ministère libyen de la Défense du gouvernement d’entente nationale (GNA)

 

 

Le ministère libyen de la Défense du gouvernement d’entente nationale (GNA) – reconnu par les Nations unies – a fait savoir, le 30 juin, qu’il “n’autorisera plus aux mercenaires et aux criminels d’exploiter les champs de pétrole et les sources d’énergie du pays”.

C’est ce qui ressort des déclarations du colonel Salah al-Namroush (photo), vice-ministre de la Défense, relayées par le Centre des médias de l’opération “Volcan de la Colère”.

“Nous n’autoriserons plus les mercenaires à s’étendre pour atteindre les sources d’énergie, les champs et les ports pétroliers, ainsi que les sources d’eau pour les exploiter ou bloquer la production”, a-t-il mis en garde.

Dans un communiqué rendu public le 28 juin, l’armée libyenne a annoncé que la centrale électrique du golf de Syrte (nord-centre) avait été attaquée et saccagée par les milices de Khalifa Haftar.

De son côté, la compagnie pétrolière nationale libyenne (NOC), s’était déclarée, le 26 juin, très préoccupée par la présence des mercenaires russes et d’autres nationalités dans les champs de pétrole, y compris le plus grand champ d’al-Charara, au sud du pays.

Le champ pétrolier d’Al-Charara avait repris ses activités le 7 juin, après une interruption forcée qui a duré près de 5 mois, entraînant un impact financier négatif pour le Trésor public libyen.

En janvier dernier, des milices de Khalifa Haftar avaient fermé le port de Zouetina (Est), affirmant que les revenus de la vente de pétrole étaient utilisés par le gouvernement libyen – auquel il s’oppose – pour financer ses activités militaires.

Selon la Compagnie pétrolière nationale (NOC) du gouvernement libyen, la fermeture des champs pétrolifères et des ports a déjà coûté au pays plus de 6 milliards de dollars depuis le début de l’année.

La crise en cours en Libye, depuis l’éviction de l’ancien dirigeant, Mouammar Kadhafi, en 2011, a entravé la production de pétrole brut et les exportations d’hydrocarbures de ce pays du Maghreb qui abrite les plus importantes réserves prouvées d’or noir du continent africain.

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