Le pétrole est “la base sur laquelle la civilisation moderne est construite” (SG Opep)




Pour Mohammad Sanusi Barkindo, tout le monde a droit à la prospérité et les combustibles fossiles continueront de répondre aux besoins en énergie dans les années à venir. “Il est important de reconnaître les aspects positifs de ces ressources”

 

En pleine période de pétrole bashing, alors que de nombreuses organisations demandent le désinvestissement dans les combustibles fossiles pour des enjeux climatiques, le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) invite à “reconnaître les “aspects positifs” de cette ressource.

Dans un discours prononcé à l’université de technologie de Delft, aux Pays-Bas, le 21 novembre, lors de la 25e édition du Symposium Lustrum, Mohammad Sanusi Barkindo a rappelé que le pétrole constituait notamment la source de prospérité de plusieurs régions du monde. “Sans ces hydrocarbures, nous n’aurions pas pu atteindre la croissance économique, le développement et la prospérité dont nous jouissons aujourd’hui. C’est la base sur laquelle la civilisation moderne est construite”, a soutenu le SG de l’OPEP.

Avec les inégalités en matière d’accès à l’énergie, il a indiqué que les combustibles fossiles assureront encore pendant des années la demande croissante.

Dans le monde, quelque 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité.

“Nous aspirons tous au succès, à la croissance, au développement pour nos enfants et pour les enfants de nos enfants. C’est un désir humain naturel”, a indiqué l’ancien directeur général de la Compagnie nationale des hydrocarbures du Nigeria (NNPC) dans son allocution.

La 25e édition du Symposium Lustrum, ouverte le 17 novembre, a été organisée sous le thème: “La transition énergétique dans un monde avec une demande croissante de ressources naturelles”.

Mohammad Sanusi Barkindo en a profité pour présenter les tendances du Rapport prospectif annuel de l’OPEP, publié le 07 novembre dernier.

D’après ledit rapport, la demande mondiale de pétrole va connaître une hausse, passant de 100 millions de barils par jour (mbj) en 2020 à 111 mbj en 2040.

La plus grande partie de la demande proviendra des pays en développement, passant de 24 mbj à 67 mbj en 2040.

Le pétrole et le gaz continueront à jouer un rôle majeur dans le mix-énergétique mondial dans les années à venir. Ces ressources constitueront notamment 52% du mix énergétique mondial à l’horizon 2050.

“Le fait est que le monde aura besoin de toutes les sources d’énergie, maintenant et dans le futur pour assurer des niveaux d’approvisionnement adéquats et les combustibles fossiles sont toujours abondants […] A l’heure actuelle, les réserves mondiales prouvées de pétrole brut dépassent les 1,2 millions de barils”, a expliqué le SG de l’OPEP.

Cependant, a-t-il ajouté, l’industrie est consciente des enjeux environnementaux et c’est pour cela qu’elle “s’est” engagée à utiliser des technologies qui réduisent ou éliminent les émissions de C02 comme le captage et le stockage industriel du carbone “et d’autres solutions innovantes”.

“Les 14 pays membres de l’OPEP ont signé l’Accord de Paris sur le climat et huit d’entre eux eux l’ont ratifié. Les autres sont dans le processus de ratification”, s’est félicité le SG de l’OPEP aux Pays-Bas.

Mohammad Sanusi Barkindo souligne toutefois qu’il faut une “transition énergétique inclusive” où tout le monde aura accès à l’énergie: “jeune ou vieux”, “pauvre ou riche”. Un regard vers de nombreux pays en développement qui rêvent aussi d’améliorer les conditions de vie de leur population.

“Le pétrole continuera à servir à long terme pour répondre aux besoins en énergie qui augmentent dans le monde”, a-t-il répété.  

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