Mozambique: l’institution américaine DFC accepte de garantir le projet gazier Rovuma LNG contre les risques politiques




L’Agence américaine de financement pour le développement international (DFC) a « donné son accord pour garantir à hauteur de 1,5 milliard de dollars » le projet porté par l’américain ExxonMobil et l’italien Eni

 

 

Les États-Unis ont garanti à hauteur de 1,5 milliard de dollars un mégaprojet gazier dans le Nord du Mozambique, a annoncé le 10 septembre dernier l’ambassade américaine à Maputo.

L’Agence américaine de financement pour le développement international (International Development Finance Corporation, DFC) a « donné son accord pour garantir à hauteur d’1,5 milliard de dollars contre les risques politiques, afin de soutenir la commercialisation des réserves de gaz naturel » dans le bassin de Rovuma au Mozambique, a indiqué l’ambassade dans un communiqué.

La garantie a été approuvée au cours du conseil d’administration de DFC, tenu à Washington le 09 septembre.

Cette garantie couvrira la construction et l’exploitation d’une usine de liquéfaction de gaz naturel et les installations de géants de l’énergie.

Le projet Rovuma LNG, développé par l’américain ExxonMobil, l’italien Eni et leurs partenaires, prévoit de produire, liquéfier et commercialiser du gaz naturel issu de trois réservoirs offshore dans la Zone 4 (Area 4).

La première phase du plan de développment de Rovuma LNG prévoit la conception et la construction de deux trains de liquéfaction de gaz naturel qui pourront produire chacun 7,6 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, soit au total 15,2 millions de tonnes annuellement.

Ce projet, l’un des plus importants investissements sur le continent africain depuis des décennies, se situe dans la province du Cabo Delgado à la frontière avec la Tanzanie.

Province pauvre à majorité musulmane, la région est en proie depuis 2017 à de violentes attaques de groupes islamistes récemment affiliés au groupe Etat islamique (EI). Le projet gazier n’a pas été ciblé mais ces attaques représentent une menace pour cet investissement.

Pays pauvre, le Mozambique mise sur l’exploitation du gaz pour augmenter ses revenus et devenir l’un des principaux exportateurs de gaz naturel au monde.

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