La Grèce alliée à l’Egypte pour l’exploitation d’hydrocarbures en Méditerranée orientale




Les deux pays sont désormais liés par un accord, en riposte à l’accord turco-libyen signé fin 2019 autorisant la Turquie à accéder à un large espace maritime en Méditerranée orientale où d’importants gisements d’hydrocarbures ont été découverts ces dernières années

 

 

Le Parlement grec a ratifié, le 27 août dernier, un accord bilatéral sur la délimitation des zones maritimes d’exploitation d’hydrocarbures en Méditerranée orientale entre la Grèce et l’Égypte, qui suscite la colère de la Turquie voisine.

Cet accord – signé le 06 août – est considéré comme une riposte à l’accord turco-libyen signé fin 2019 autorisant la Turquie à accéder à un large espace maritime en Méditerranée orientale où d’importants gisements d’hydrocarbures ont été découverts ces dernières années. Sa ratification intervient en pleine crise des relations gréco-turques en Méditerranée orientale où les deux pays voisins, tous deux membres de l’Otan, se disputent des zones maritimes riches en hydrocarbures.

En vertu de ce traité, l’Égypte et la Grèce sont désormais autorisées à tirer chacune le maximum d’avantages des ressources disponibles dans la zone économique exclusive (ZEE), notamment des réserves de pétrole et de gaz.

Au total, 178 députés sur les 300 que compte le parlement grec ont voté en faveur de l’accord gréco-égyptien. Un accord similaire entre Athènes et Rome avait été ratifié le 26 août en soirée par le parlement, qui délimite les zones de pêche de la Grèce et de l’Italie et confirme le droit des îles grecques en mer Ionienne (ouest) d’avoir des zones maritimes d’exploitation.

Ces deux accords « resteront dans l’histoire du pays », s’est félicité le 26 août le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Le porte-parole du gouvernement Stelios Petsas a souligné le lendemain que « leur ratification était urgente » au vu des « activités illégales de la Turquie ».

Le chef du gouvernement a annoncé au cours du débat parlementaire la rédaction prochaine d’un projet de loi sur « l’extension de la zone littorale en mer Ionienne de six à douze milles marins en vertu de la Convention internationale sur le droit de la mer ». Signée en 1982, cette convention est souvent utilisée par Athènes en tant que levier de pression sur la Turquie, située à sa frontière orientale.

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