Comment sera mis en œuvre le projet d’interconnexion des réseaux électriques de la RDC et du Congo-Brazza




Dans le cadre de la « Boucle de l’amitié énergétique » entre le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo, une première phase consistera à renforcer les capacités de transport des lignes entre la Centrale électrique du Congo de Pointe-Noire et la Centrale hydroélectrique d’Inga en RDC via Brazzaville. Suivront plusieurs phases d’augmentation de capacité de production d’énergie électrique

 

Brazzaville et Kinshasa ont conclu, le 06 décembre dernier, un accord en vue de réaliser un grand projet d’interconnexion des réseaux électriques des deux pays, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’accord vise à concrétiser le projet dénommé « Boucle de l’amitié énergétique » entre le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo, selon les termes. « Une première phase consistera à renforcer les capacités de transport des lignes entre la Centrale électrique du Congo de Pointe-Noire et la Centrale hydroélectrique d’Inga en RDC via Brazzaville », précise le document.

Suivront « plusieurs phases d’augmentation de capacité de production d’énergie électrique et de construction de lignes de transport associées », indique encore le protocole d’accord, signé en présence des présidents Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville et Félix Tshisekedi de la RDC.

La capacité de production de la Centrale électrique du Congo (à Pointe-Noire) devrait alors passer de 484 à 750 mégawatts, puis 1 000 mégawatts grâce au gaz produit par la société italienne Eni. Malgré les investissements consentis dans le secteur et l’augmentation ces 20 dernières années de la puissance installée, passée de 89 à plus de 800 mégawatts, les coupures et les délestages sont quotidiens à Brazzaville et Pointe-Noire. Même constat en RDC, qui cherche elle aussi des solutions.

Selon les signataires, la boucle alimentera plusieurs lignes à haute et très haute tension destinées à fournir de l’énergie, notamment aux industries minières en RDC, singulièrement dans le Katanga. L’accord a été conclu pour une durée indéterminée et devra faire l’objet d’une évaluation tous les cinq ans. Mais aucune indication n’a été donnée sur le coût de financement du projet.

Dans une déclaration conjointe, les présidents des deux Congo ont invité les autres pays de la sous-région à se joindre à ce « projet intégrateur ».

Pour s’assurer de la faisabilité des activités identifiées, les deux parties s’engagent à faire réaliser, avant l’exécution des différentes phases, des études par des cabinets d’étude indépendants et de notoriété internationale.

Pour le pilotage du projet, un comité interministériel formé par les ministres en charge de l’énergie des deux pays a été constitué.

« Cet organe conjoint interministériel se réunit annuellement pour évaluer l’état d’avancement des projets et statuer sur l’exécution de l’accord », précise le communiqué.

L’accord devrait faire l’objet d’une évaluation périodique tous les cinq ans.

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