Cameroun : difficile consensus autour des factures d’électricité liées à l’éclairage public




La dette non validée par le gouvernement au bénéfice d’Eneo au 31 décembre 2023 et liée à la consommation d’électricité des dispositifs d’éclairage public représentait environ 60 milliards de FCFA. Un réseau d’éclairage public pas “orthodoxe”, selon Eneo

 

L’éclairage public constitue un point d’achoppement dans le processus de régularisation des impayés de l’Etat et des institutions publiques en faveur de la société concessionnaire du service public de la distribution de l’électricité au Cameroun.

Selon des informations obtenues auprès d’Eneo, les impayés de l’Etat liés à l’éclairage public, au 31 décembre 2023, représentaient environ 60 milliards de FCFA (91,37 millions d’euros). Ce montant fait partie d’une somme globale de 266 milliards de FCFA (405 millions d’euros) qu’Eneo réclame à l’Etat au 31 décembre 2023, en incluant la consommation d’électricité de certaines institutions publiques et des investissements consentis. Toutefois, il s’agit ici d’une “dette non validée” par le gouvernement – sur une autre dette qui, elle, a été reconnue et payée -, les discussions avec diverses parties prenantes dont l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) étant encore en cours. 

Sur l’éclairage public, la source d’Energies Media à Eneo explique que le réseau au Cameroun n’est pas “un réseau orthodoxe”; 80 à 85% du réseau d’éclairage public dans les villes étant raccordé au réseau de distribution. 

Pour évaluer la consommation des moyens d’éclairage, des estimations sont faites en fonction de divers paramètres, qui ne sont pas partagés par les pouvoirs publics. Pour avancer dans le dossier, Eneo explique avoir fait appel à un consultant, pour une étude avec la mairie de Douala et les mairies des villes de Yaoundé. Dans sa démarche, le consultant a évalué le nombre et les caractéristiques des lampes allumées de nuit, dans certaines zones, pour calculer, approximativement, la consommation potentielle des unités installées dans ces villes.

L’étude a été consignée dans un rapport que le concessionnaire du service public de l’électricité a soumis à l’Arsel. L’avis n’avait pas encore été donné au moment de la finalisation de cet article. L’Agence assure le contrôle des activités des opérateurs du secteur de l’électricité au Cameroun.

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