Cameroun: l’Arsel classée 08e régulateur d’électricité le plus performant en Afrique (étude BAD)




L’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) du Cameroun occupe le 8e rang sur 15 institutions nationales prises en compte dans l’Electricity Regulatory Index (ERI) for Africa 2018

 

La Banque africaine de développement (BAD) a rendu public, le 20 juin dernier, la liste des régulateurs d’électricité les plus performants du continent dans la première édition de l’Indice de la réglementation du secteur de l’électricité en Afrique (Electricity Regulatory Index for Africa en anglais, ERI).

Le Cameroun, à travers l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel), occupe la huitième place de l’ERI, avec un score de 0,6454 (sur une échelle allant de 0,0000 à 1,0000), devant des pays comme l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire.

La BAD met au compte de l’Arsel les “meilleures pratiques” en ce qui concerne la “transparence”. La publication des droits et obligations du consommateur sur le site de l’Arsel et l’organisation mensuelle de sessions de conciliation entre le concessionnaire du service public de distribution de l’électricité (Eneo) et ses clients – pour des surfacturations ou autres plaintes –  sont des points positifs salués par les auteurs de l’étude.

Pour l’Indice de réglementation du secteur de l’électricité en Afrique 2018, la BAD a évalué les performances des régulateurs d’électricité dans 15 pays du continent. L’Autorité de régulation de l’électricité en Ouganda (Electricity Regulatory Authority, ERA) arrive en tête; tandis que l’Autorité de régulation des services publics de la Gambie (Public Utilities Regulatory Authority, PURA) ferme le classement.

Dans chaque pays, des questionnaires étaient adressées aux agences de régulation et aux sociétés opérant dans le secteur public de la distribution d’électricité.

La BAD promet d’affiner la méthodologie dans les prochaines éditions. Elle envisage par ailleurs d’élargir le nombre de pays étudiés et de faire de la publication “une production régulière avec de nouveaux résultats actualisés tous les ans”, pour arrimer les régulateurs africains “aux meilleures pratiques internationales”.  

Selon l’institution financière, une régulation solide, “fondée sur la règle de droit” et gérée “avec efficacité et transparence”, peut permettre d’attirer plus rapidement des “investissements privés significatifs dans les actifs énergétiques” pour les besoins de développement de l’Afrique.


Pour plus de détails sur l’Indice, les pays évalués et la méthodologie utilisée, lire: Les performances des régulateurs d’électricité dans 15 pays africains passées au crible (étude) 

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