L’ONEP suspend la grève à Total Gabon pour « favoriser les négociations »




Sylvain Mayabi, secrétaire général de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), a précisé vendredi, 20 juillet, qu’aucune discussion n’a eu lieu avec Total Gabon depuis le début de la contestation le 11 juillet

 

Le travail a repris vendredi, 20 juillet, chez Total Gabon après la suspension d’une grève de 11 jours déclenchée par l’échec de négociations concernant les conditions salariales, a appris l’AFP vendredi de source syndicale.

La grève, débutée le 9 juillet, a été suspendue pour favoriser les négociations, a expliqué Sylvain Mayabi, secrétaire général de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), qui précise qu’aucune discussion n’a eu lieu avec Total Gabon depuis le début de la contestation.

« La grève devait durer 15 jours; nous pourrons donc utiliser les 4 jours restants sans avoir à lancer de préavis si les choses n’évoluent pas du côté de Total », a précisé le syndicaliste.

Selon l’ONEP, des discussions ont eu lieu fin juin autour de certains points de désaccords concernant l’évolution de carrière des salariés, l’instauration d’un treizième mois et de divers bonus en cas de cession d’actifs de la filiale du groupe Total.

« Les travailleurs disent surtout non au nouveau système de rémunération présenté en février-mars qui réduit les avantages sociaux, notamment au niveau du logement », indique M. Mayabi. Le groupe pétrolier français emploie quelque 300 personnes au Gabon, dont 60 expatriés, selon le syndicaliste.

L’ONEP a également assigné Total Gabon en justice, l’accusant d’employer du personnel d’une société extérieure pour contourner la grève.

En 2017, le groupe français avait annoncé une réduction de ses activités au Gabon, avec la cession d’activités pour quelque 350 millions de dollars à la société franco-britannique Perenco.

Le groupe de consulting Wood Mackenzie indique dans un rapport d’août 2017 obtenu par l’AFP que « Total quittera le Gabon après que la vente de ses actifs onshore à Perenco sera terminée ».

Le Gabon, cinquième producteur d’or noir en Afrique sub-saharienne, a connu son pic de production en 1997, à 18,5 millions de tonnes et, depuis, le pays est sur une pente descendante, avec moins de 12 millions de tonnes pompées chaque année, selon les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

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