Cameroun: les ventes de gaz de Logbaba en chute de 372,5% au second trimestre 2018, toujours pas de nouvel accord trouvé avec Eneo




Selon les résultats à fin juin présentés par la compagnie britannique Victoria Oil and Gas le 17 août, sa filiale au Cameroun a commercialisé 320 millions de pieds cubes standard de gaz au second trimestre contre 1,192 milliard de pieds cubes à la même période en 2017

 

Victoria Oil and Gas (VOG), maison-mère de la société Gaz du Cameroun, a publié vendredi, 17 août, un point sur les activités du projet Logbaba (Littoral-Cameroun) au 30 juin 2018.

D’après les résultats, consultés par Energies-Media, Gaz du Cameroun (GDC), opérateur de ce champ gazier à terre situé dans la région du Littoral, a commercialisé 320 millions de pieds cubes standard de gaz naturel au cours du second trimestre, contre 1,192 milliard de pieds cubes de gaz à la même période en 2017; ce qui représente une baisse des ventes de 372,5%.

La part de GDC dans ces quantités, compte tenu de sa participation majoritaire dans le projet Logbaba (57%), a été de 183 millions de pieds cubes à fin juin 2018, contre 708 millions de pieds cubes à fin juin 2017.

La production quotidienne de gaz sur le trimestre a été en moyenne de 3,3 millions de pieds cubes standard par jour, contre 14,59 millions de pieds cubes standard par jour entre avril et juin 2017.

Le champ Logbaba a aussi fourni 2 907 barils de condensats au second trimestre (avec une part de 1657 barils pour GDC), contre 9 147 barils au second trimestre 2017 (dont 5 437 barils pour GDC à cette période).

Les écarts importants entre les résultats de 2017 et ceux de 2018 résultent de la suspension, décidée en fin d’année dernière, des approvisionnements du distributeur Eneo qui alimentait en gaz deux centrales électriques à Logbaba et Bassa. Les ventes de gaz à Eneo représentaient, jusqu’à la fin de l’année 2017, plus de la moitié du chiffre d’affaires de GDC.

Plus d’un semestre après cette mesure, la société GDC assure qu’elle demeure toujours “confiante” dans la recherche d’une solution, avec la participation du gouvernement camerounais. “Le déficit dans la fourniture d’électricité perdure, les projets hydroélectriques ne parvenant pas à combler la demande actuelle”, justifie l’entreprise.

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