RDC: la BM soutient un projet de microcentrales photovoltaïques pour alimenter 1,5 million de personnes




L’initiative a une valeur de 400 millions de dollars

 

La République démocratique du Congo et le groupe de la Banque Mondiale ont conclu, le 11 novembre dernier à Kinshasa, un protocole d’accord pour la construction, en phase pilote, de microcentrales photovoltaïques d’une valeur de 400 millions de dollars; avec l’objectif d’une capacité installée de plus de 200 MW.

Le partenariat vise officiellement à « fournir une électricité propre, fiable et abordable à plus de 1,5 million de bénéficiaires, dont des foyers, des entreprises, des écoles et des hôpitaux », dans un premier temps, dans les villes de Kananga et MbujiMayi dans la région du Kasaï (Centre).

« L’objectif est de soutenir la RDC dans son ambition de connecter à l’électricité 30 % de sa population à l’horizon 2024, contre à peine 19 % actuellement », a déclaré la société financière internationale (IFC), représentée par son vice–président, Sergio Pimenta, qui a conclu l’accord de partenariat avec la RDC, représentée par son ministre des Finances Nicolas Kazadi.

Les mini–réseaux portés par le secteur privé « sont au cœur de la stratégie du gouvernement pour favoriser l’accès à l’électricité dans les zones non desservies par la société nationale d’électricité », a déclaré M. Kazadi.

Le projet aura l’avantage de réduire la pression sur les forêts, a expliqué Olivier Mwenze Mukaleng, ministre congolais des Ressources hydrauliques qui mettra en œuvre le projet.

En RDC, a-t-il déclaré, « il est estimé à 90 % les ménages qui recourent aux bois de cuissons et il est grand temps de renverser cette tendance ».

Dans son ensemble, le projet s’étend sur 21 des 26 chefs-lieux provinciaux, où vit le tiers de la population congolaise n’ayant pas accès à l’électricité.

Sergio Pimenta, le vice-président régional de l’IFC est resté optimiste, affirmant que « sur la base des succès que nous allons avoir ici, nous pourrons ensuite le déployer dans d’autres pays africains qui en ont également besoin ».

La mise en œuvre du projet pourrait intervenir à partir de l’an prochain, d’après la Banque mondiale.

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