Pose de la première pierre du poste à haute tension de Saltinho pour l’interconnexion de la Guinée-Bissau avec les pays de l’OMVG




Le poste de Saltinho, d’une tension de 225 kV, fait partie des infrastructures du projet Energie de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie

 

Le président de la République de Guinée-Bissau, José Mário Vaz, a posé la première pierre du poste à haute-tension (225 kV) de Saltinho (sud du pays) le 04 mars dernier, rapporte le site institutionnel de la Banque africaine de développement (BAD).

Ce poste fait partie des infrastructures du projet Energie de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG) dont la Guinée-Bissau est membre.

Les aménagements hydroélectriques de Sambangalou (128 MW) – au Sénégal – et Kaléta (240 MW) – en Guinée -, ainsi que la ligne d’interconnexion de 225 kV et les postes associés à ces infrastructures forment le projet Energie de l’OMVG.

L’OMVG est une organisation sous-régionale chargée d’exécuter les programmes de développement intégré de quatre pays d’Afrique de l’Ouest – Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Sénégal – en vue d’une exploitation harmonieuse des ressources communes des bassins des fleuves Gambie, KayangaGéba et Koliba-Corubal.

Une fois la ligne d’interconnexion de 1677 km de long réalisée, la Guinée-Bissau pourra importer de l’électricité provenant des barrages du projet Energie de l’OMVG.

D’après la BAD, qui et chef de file des bailleurs de fonds du projet, le coût total de ce dernier est estimé à 1,2 milliard de dollars, dont une composante interconnexion cofinancée à hauteur de 722 millions de dollars par la BAD elle-même, la Banque Mondiale, la Banque islamique de développement (BID), le Fonds Koweitien pour le développement économique arabe (FKD), la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Agence française de développement (AFD), la banque allemande KfW, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et les gouvernements des quatre pays membres de l’OMVG.

“Le futur réseau d’interconnexion doit permettre la création d’un marché régional de l’électricité et la baisse du coût moyen de production électrique dans chaque pays membre de l’OMVG”, souligne la Banque africaine de développement.

Reste encore cependant à mettre en place la Société de gestion des ouvrages communs de l’aménagement hydroélectrique de Sambangalou et du réseau de transport, sélectionner l’opérateur du réseau électrique, finaliser les documents contractuels relatifs à la vente de l’énergie et des services de transport d’électricité.

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