L’Opep et ses partenaires s’accordent pour réduire leur production de pétrole brut de 1,2 millions de barils par jour




L’entente convenue le 07 décembre sera mise en application à partir de janvier 2019, pour une durée de six mois

 

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés menés par la Russie vont abaisser leur production de 1,2 million de barils par jour pour les six prochains mois, selon les termes de l’accord scellé vendredi, 07 décembre, à Vienne (Autriche).

L’accord sera mis en application dès janvier 2019, ont convenu les différents pays producteurs présents à la cinquième réunion ministérielle de l’OPEC et de ses partenaires (5th OPEC and non-OPEC Ministerial Meeting).

Cet objectif, attendu fébrilement par les marchés, sera réparti à hauteur de 800 000 barils quotidiens pour les quatorze pays de l’Opep et de 400 000 pour ses dix partenaires dont la Russie, a précisé l’organisation lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à son siège de Vienne.

Il aura fallu deux jours de réunions officielles aux différents poids lourds pour accorder leurs violons au sein de cette alliance nouée en 2016.

La réduction, correspondant à un peu plus de 1% de la production mondiale, est destinée à rééquilibrer le marché et à enrayer la chute des cours, qui ont dévissé de 30% en deux mois dans un contexte de surproduction chronique.

Le prix du baril de Brent pour livraison en février a clôturé vendredi à 61,67 dollars; le WTI américain pour livraison en janvier a fini pour sa part à 52,61 dollars.

La baisse « devrait aider le marché à atteindre un équilibre plus tôt », a salué le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, dont le pays est le deuxième producteur mondial, reconnaissant que les discussions avaient été « complexes ».

L’équilibre entre offre et demande est difficile à atteindre, et l’Opep se réunira donc en avril 2019 pour évaluer l’effet de ces nouvelles baisses de production.

Tenant d’une ligne dure, et rival géopolitique du royaume, l’Iran a obtenu d’être exempté des baisses de production, comme l’ont été la Libye et le Venezuela, trois pays dont les industries pétrolières souffrent de graves perturbations.

« Ces exemptions signifient que tous les autres pays vont devoir faire un petit effort supplémentaire », a reconnu le ministre de l’Energie des Emirats arabes unis, Souheil al-Mazrouei.

Difficile de prédire si l’Opep et ses alliés, qui représentent plus de la moitié de l’offre, parviendront à durablement inverser l’évolution des cours.

En juin, l’Opep et ses alliés avaient assoupli leur politique de limitation de production pour pallier la fin des exportations iraniennes après le rétablissement des sanctions américaines liées au dossier du nucléaire iranien.

Mais les exemptions temporaires accordées au dernier moment par les Etats-Unis à huit pays importateurs ont contribué au plongeon des prix, effaçant les gains engrangés depuis début 2017.

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