Madagascar/Transport de l’électricité: 36,5 millions d’euros de la BAD pour la phase 2 du PRIRTEM




Cette phase vise l’interconnexion de la capitale Antananarivo et la ville d’Antsirabe, à travers une ligne électrique de 220 kilovolts sur 135 kilomètres

 

La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement malgache ont signé, le 15 novembre à Antananarivo, des accords de prêt d’un montant total de 36,5 millions d’euros pour la mise en oeuvre de la deuxième phase du Projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar (PRIRTEM).

La première phase du PRIRTEM concernait l’interconnexion électrique de la capitale Antananarivo avec la ville portuaire de Toamasina, à travers une ligne de transport aérienne de 220 kV, longue de 270 km, et de sous-stations associées.

Dans le cadre de la phase 2, il est prévu la construction d’une ligne électrique de 220 kV et d’une capacité de 300 mégawatts, sur 135 kilomètres; ainsi que des sous-stations associées. La ligne ira de la capitale Antananarivo à la ville d’Antsirabe (centre). L’infrastructure va permettre aux réseaux des villes d’Antananarivo et d’Antsirabe d’être interconnectés et de pouvoir échanger de l’énergie. Le projet facilitera le transport de l’énergie de la centrale hydroélectrique de Sahofika (205 MW), en développement au sud-est d’Antananarivo. Les localités et régions traversées par la ligne seront électrifiées.

D’après les données publiées par la BAD, plus de 42 000 bénéficiaires seront nouvellement raccordés au réseau électrique à la faveur du projet. Il devrait par ailleurs favoriser un accroissement du taux national d’accès à l’électricité à 30%, contre 26,9% en 2019 selon les statistiques de la Banque mondiale. 

Le coût total de mise en œuvre de la phase 2 du PRIRTEM est d’environ 101 millions d’euros. D’après la BAD, qui mobilise d’autres institutions pour le financement outre sa contribution, les ressources devraient provenir également de la Banque européenne d’investissement (BEI) et du Fonds de l’Opep pour le développement international (OFID).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *