Lancement de la Facilité d’investissement énergétique Corée-Afrique (KEIF)




Dans le cadre des dispositions de la lettre d’intention signée entre la BAD et le gouvernement sud-coréen le 22 mai; la partie coréenne se dit prête à fournir, sur une période de cinq ans : 600 millions de dollars sous forme de financements concessionnels et non concessionnels, pour alimenter en électricité des ménages, écoles, hôpitaux, infrastructures agricoles et industries en Afrique

 

Le gouvernement sud-coréen et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé mardi, 22 mai, une lettre d’intention pour lancer la Facilité d’investissement énergétique Corée-Afrique (KEIF), pourvue d’un montant de 600 millions de dollars, a informé la Banque via un communiqué de presse publié à l’issue de l’événement.

Le but de cet accord consiste à apporter un soutien significatif à l’Afrique pour se doter d’un meilleur accès universel à l’énergie, ajoute le communiqué.

Cette signature a eu lieu en marge de la réunion de la sixième édition de la Conférence sur la Coopération économique entre la Corée et l’Afrique (Koafec), aux Assemblées annuelles de la BAD qui se tiennent à Busan, en Corée du sud, du 21 au 25 mai 2018, sous le thème : «Accélérer l’industrialisation de l’Afrique».

L’accord s’appuie sur les conclusions de la Conférence ministérielle KOAFEC 2016 qui considère l’accès à l’énergie comme un facteur stratégique pour la modernisation et la transformation des économies africaines.

«La Facilité contribuera aux efforts de l’Afrique pour réaliser l’accès universel à l’énergie et transformer ses systèmes énergétiques», mentionne la même source précisant que dans ce mécanisme, la Banque prendra la tête de l’élaboration des projets en consultation étroite avec les pays membres régionaux.

A travers la KEIF, la Corée du sud se dit prête à fournir 600 millions de dollars sur cinq ans, sous forme de financements concessionnels et non concessionnels, pour diverses opérations énergétiques qui permettront de fournir de l’électricité aux ménages, écoles, hôpitaux, infrastructures agricoles et industries en Afrique.

La Facilité appuiera une série d’activités dont la préparation, la construction et l’exploitation; tout cela grâce à une combinaison de financements et d’assistance technique.

Le pays hôte des assemblées annuelles de la Banque Africaine de développement a signé, en outre, un protocole d’accord avec l’initiative américaine Power Africa au cours du même événement. «Son intention étant de soutenir le secteur de l’électricité en Afrique, notamment les infrastructures de lignes de transmission », précise le communiqué.

Le programme Power Africa – auquel la BAD prend part – est coordonné par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid). Lancé par l’ex-président américain Barack Obama en juillet 2013, le programme a pour objectifs chiffrés de connecter 60 millions de ménages au réseau électrique d’ici 2030; et d’augmenter la capacité installée de plus de 30 000 MW d’ici à la même période dans six pays d’Afrique subsaharienne:Tanzanie, Kenya, Ethiopie, Ghana, Libéria, Nigéria.

«Il s’agit d’une contribution importante à la réalisation de l’accès universel à l’énergie en Afrique», a réagi Akinwumi Adesina, président de la BAD mardi, tout en remerciant le gouvernement coréen pour son soutien de longue date au continent africain.

Les signataires se sont engagés à travailler sur les modalités détaillées de mise en œuvre au cours des prochaines semaines afin de pouvoir soutenir efficacement les projets dès la fin d’année 2018.

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