Comment fonctionnent les kits solaires individuels commercialisés au Togo




Pour les solutions de la société Bboxx Togo, une fois le kit installé contre environ 10 000 F CFA (15 euros), les abonnés paient des mensualités de 4 800 francs sur trois ans (7 euros), dont près de la moitié est prise en charge par une aide de l’État

 

Lampes de plafond, télé, radio, prises… Ce confort qui paraîtrait bien banal à tant d’autres est aujourd’hui permis dans de nombreux villages du Togo, grâce à un petit panneau solaire de 50 watts perché sur le toit des maisons.

A Tababou et dans plus de 2 000 autres villages, on a opté pour le Solar Home System (SHS), des kits solaires individuels développés par des start-up comme la société anglaise Bboxx, aujourd’hui présente dans une dizaine de pays africains.

Au total, 550 000 ménages devraient être équipés de kits solaires individuels d’ici 10 ans. « Cela fonctionne un peu comme du microcrédit », explique le directeur commercial de Bboxx Togo, Alexandre Kouigan.

Une fois le kit installé contre environ 10 000 francs CFA (15 euros), les abonnés paient des mensualités de 4 800 francs sur trois ans (7 euros), dont près de la moitié est prise en charge par une aide de l’État.

Seuls 30% du territoire – un chiffre qui chutait à 2% en zone rurale – était raccordé à l’électricité en 2016-2017, contre près de 50% aujourd’hui, assure Abbas Abdoulaye, à la tête de la direction générale de l’Energie (DGE) du Togo.

Le Togo, qui importe plus la moitié de l’énergie dont il a besoin du Nigeria et du Ghana, mise notamment sur le solaire pour développer avec des start-up l’accès à l’électricité de ses huit millions d’habitants jusque dans les zones les plus reculées du pays.

Le gouvernement togolais a lancé en 2018 un ambitieux plan d’électrification pour le pays, en partenariat avec le secteur privé : l’objectif est d’atteindre 100% de couverture d’ici à 2030, pour un coût total de 952 milliards de francs CFA (1,4 milliard d’euros).

« Il n’y a pas si longtemps on était très en retard sur le reste de la sous-région mais depuis deux ans nous avons mis le paquet », affirme Abbas Abdoulaye.

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