Impact du Covid-19 sur le secteur pétrolier et gazier: l’APPO s’intéresse aux leçons à tirer pour l’Afrique




L’organisation compte mener une étude détaillée sur l’avenir de l’industrie pétrolière et gazière en Afrique à la lumière de la pandémie de coronavirus

 

 

Les effets de la pandémie du coronavirus sur l’industrie pétrolière et gazière en Afrique continuent de préoccuper l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO).

Le projet de mener une étude détaillée sur l’avenir de l’industrie pétrolière-gazière en Afrique à la lumière du Covid-19 et de la COP21, évoquée lors de la 38e session du Conseil des ministres de l’APPO (le 15 juin 2020), a été à nouveau évoqué le 19 novembre dernier à Niamey à l’occasion de la 39e session de l’instance.

A cause de la pandémie de Covid-19 et des mesures prises par de nombreux pays pour limiter la propagation de la maladie – dont les restrictions dans les transports -, la demande mondiale de pétrole a chuté depuis le début de l’année, affectant par conséquent le cours du baril de brut et les recettes des pays dépendant fortement des exportations d’hydrocarbures.

« Les défis de l’industrie pétrolière et gazière en Afrique sont pratiquement les mêmes. Outre la volatilité des marchés pétroliers, qui touche tous les producteurs de pétrole. En Afrique, nous avons des défis particuliers de la sur-dépendance aux recettes d’exportation du pétrole, des technologies et des finances étrangères et, dans certains cas, même des ressources humaines », a souligné à la 39e session du conseil des ministres de l’APPO le ministre du Pétrole du Niger et président en exercice de l’Organisation, Foumakoye Gado.

L’étude que veut mener l’APPO cible aussi la COP21 à cause des engagements pris à cette conférence internationale sur les secteurs pétrolier et gazier. En décembre 2015 en France, lors de la 21e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), 195 délégations avaient approuvé l’Accord de Paris sur le climat, énonçant des mesures pour limiter la hausse de la température à 2° C d’ici 2100. Parmi ces mesures, le désinvestissement dans les énergies fossiles en rendant les flux financiers compatibles avec les perspectives de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le carbone produit par le secteur de l’énergie représenterait deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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