Cameroun: les nouvelles capacités de production de la Sonara seront opérationnelles “au mois de mars 2018”




Elles permettront d’augmenter le raffinage du pétrole brut importé de 2,1 millions de tonnes à 3,5 millions de tonnes. D’après le directeur de la communication de la Société nationale de raffinage, cette phase est aujourd’hui réalisée à 95,2%

 

La première phase du projet de modernisation de la Société nationale de raffinage du Cameroun (Sonara) – qui doit permettre de porter la capacité de production de 2 100 000 tonnes à 3 500 000 tonnes – sera livrée “au mois de mars 2018”, d’après le directeur de la communication de cette société, Blasius Ngome.

Le responsable a évoqué le chantier dans le cadre d’une interview accordée le 17 novembre dernier au journal Le Jour, un quotidien privé local. “Nous sommes aujourd’hui à 95,2%”, a-t-il précisé.

Le projet de modernisation et d’extension de la Sonara a débuté en 2010, en deux phases.

A l’issue de la première phase, l’unique raffinerie du Cameroun, en plus d’améliorer ses capacités de production, augmentera la capacité de chargement des camions citernes par jour à travers la mise en place d’un îlot de chargement supplémentaire et l’amélioration du matériel de comptage. Il est prévu à cet effet la construction d’une salle de contrôle automatisée.

En 2002 déjà, la capacité de production de cette raffinerie inaugurée en 1981 était passée de 1,6 à 2,1 millions de tonnes.

Le Cameroun importe du pétrole brut léger, du Nigéria et de la Guinée Equatoriale, et exporte le pétrole produit localement, qui a les caractéristiques d’être un brut lourd et acide.

Ce brut lourd ne peut être traité de façon optimale par l’outil existant à la raffinerie, qui a été conçu au départ pour traiter du brut léger (Arabian light).

La Société, située à Limbé, à travers le brut léger qu’elle importe et raffine, permet d’approvisionner le marché national et régional dans divers produits pétroliers: butane, essence super, jet, pétrole lampant, gasoil, distillat, fuel oil.

Elle raffine cependant actuellement “moins de 10% du brut”. Avec la modernisation de ses équipements, la Sonara envisage de raffiner de plus grandes quantités de pétrole brut achetées et satisfaire ainsi la demande de produits dont le marché camerounais et régional est demandeur, à l’instar du gasoil et du kérosène.

La deuxième phase du projet de modernisation des installations de la Société, qui n’a pas encore démarré pour des questions financières, portera sur la construction de nouveaux bacs supplémentaires pour le stockage de bruts et de produits raffinés; et l’installation d’un système d’hydrocraquage. Ledit système permettra de raffiner de manière rentable les pétroles bruts lourds produits au Cameroun en vue d’en tirer les produits légers pour la consommation et limiter par conséquent la fuite des devises.

Le coût du projet, dans ses deux phases, est estimé à 500 milliards de F CFA dont plus de 200 milliards de F CFA qui ont déjà été consacrés à la réalisation de la première phase.

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