Marché du pétrole: en cas de limite de l’offre, l’AIE craint la volatilité des prix en 2022




«Si la demande continue d’augmenter fortement ou si l’offre déçoit, le faible niveau des stocks et le rétrécissement des capacités de réserve (de production) signifient que les marchés pétroliers pourraient vivre une nouvelle année de volatilité», met en garde l’Agence internationale de l’énergie dans son rapport mensuel

 

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a revu en hausse ses prévisions de la demande de pétrole cette année et prévenu que le marché pourrait vivre une «nouvelle année de volatilité» si l’offre s’avérait décevante.

«Si la demande continue d’augmenter fortement ou si l’offre déçoit, le faible niveau des stocks et le rétrécissement des capacités de réserve (de production) signifient que les marchés pétroliers pourraient vivre une nouvelle année de volatilité en 2022», prévient l’AIE dans son rapport mensuel diffusé le 19 janvier.

Son estimation de la demande a été revue en hausse de 200 000 barils par jour pour 2021 et 2022, soit désormais une augmentation prévue respectivement de 5,5 millions de barils par jour (mb/j) puis 3,3 mb/j.

Pour cette année, la demande totale devrait ainsi atteindre 99,7 mb/j, à des niveaux de type pré-Covid, note l’AIE. «Le nombre de cas de Covid explose au niveau mondial, mais les mesures prises par les gouvernements pour contenir le virus sont moins sévères que lors des vagues précédentes et leurs effets sur l’activité économique et la demande pétrolière restent relativement contenus», souligne l’agence dans son rapport mensuel.

L’offre doit pour sa part fortement augmenter cette année, mais l’AIE relève des problèmes et limitations de production chez certains membres de l’alliance de producteurs Opep+, qui remet très progressivement des barils sur le marché. Au final, l’équilibre offre/demande s’avère donc plus serré qu’anticipé jusqu’alors.

L’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) avait maintenu le 18 janvier ses prévisions de hausse de la demande mondiale d’or noir en 2022, qui franchirait 100 millions de barils par jour (100,8), passant outre aux effets du variant Omicron du coronavirus.

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