L’Algérie étudie des options pour la commercialisation de gaz naturel liquéfié en Asie




L’Europe représente actuellement le principal marché de GNL à l’export de l’Algérie, absorbant 95% des 50 milliards de m3 exportés annuellement par le pays du Maghreb

 

La compagnie pétrolière d’Etat de l’Algérie (Sonatrach) souhaite “dans les années à venir” exporter des cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en Asie, a confié Ahmed el Hachemi Mazighi –, vice-président Commercialisation de la Sonatrach, à S&P Global Platts, agence d’informations spécialisées sur l’industrie des hydrocarbures.

L’Europe absorbe actuellement 95% des 50 milliards de m3 de GNL exportés chaque année par l’Algérie mais ces quantités pourraient être ramenées aux deux-tiers dans les années à venir, le tiers restant étant exporté en Asie, a expliqué le responsable jeudi 22 novembre à Paris en marge d’une conférence.

“L’Asie représente une excellente opportunité de diversification pour la Sonatrach”, a-t-il déclaré.

Du point de vue de la compagnie pétrolière nationale d’Algérie, les perspectives de la demande semblent incertaines en Europe avec la concurrence des énergies renouvelables.

Le marché qui présente “les meilleures opportunités actuellement” c’est l’Asie, étant donné que le continent représente les deux tiers de la demande mondiale de GNL, a défendu Ahmed el Hachemi Mazighi.

Pour illustrer l’ambition de la Sonatrach, son vice-président a indiqué que la compagnie a récemment acquis deux méthaniers, baptisés Ougarta et Tessala, d’une capacité de stockage de 170 000 tonnes chacun et pouvant effectuer de plus longs voyages et de plus longs trajets.

Des navires plus petits permettaient jusque-là à la Sonatrach d’effectuer des allers-retours entre l’Algérie et l’Europe.

La Sonatrach exporte également 4 à 5 milliards de m3 de GNL chaque année en direction du Maroc et de la Tunisie.

Sur le marché européen, qui représente la majorité des exportations de GNL de la Sonatrach, l’entreprise veut “optimiser” les contrats en signant des engagements à long terme, ne dépassant pas cinq ans; ou à court terme de moins de deux ans.

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