Des idées pour passer du gaz fossile ou gaz renouvelable




Des formules sont nécessaires pour des énergies propres mais qui permettent toujours de garder les propriétés de certaines ressources comme le gaz, dont la molécule est « stockable », relève l’association négaWatt

 

Dans le cadre des programmes de transition énergétiques, il est important de faire un savant usage des ressources disponibles et à même de pouvoir produire de l’énergie. L’exemple du gaz fossile, pollueur, mais qui peut être remplacé par une ressource similaire, produite autrement.

« Dans un premier temps, il sera difficile de s’en passer, mais il faudra opérer une transition rapide du gaz fossile vers du gaz d’origine renouvelable. C’est tout à fait possible car on peut produire la même molécule de gaz, le méthane, à partir de biomasse (biogaz), de déchets organiques solides “gazéification” ou d’électricité renouvelable (électrolyse, puis méthanation) », détaille Thierry Salomon, vice-président de l’association Négawatt, dans une interview accordée à Libération cette semaine.

Négawatt plaide, entre autres, pour une « sobriété dans les usages individuels et collectifs de l’énergie ».

Dans l’état actuel de la consommation des énergies fossiles, le gaz n’est pas la ressource la plus polluante. « Une centrale au gaz émet environ 400g de CO2, deux à trois fois moins qu’une centrale au fioul ou au charbon », déclare Thierry Salomon.

Cependant, modère-t-il, le méthane « a un effet bien plus fort et immédiat sur le climat que le CO2 : il est 75 fois plus “réchauffant” à trente ans, et même si la molécule de méthane disparait plus vite que celle de CO2, son impact sur le changement climatique reste 25 fois plus fort au bout de cent ans ».

Les recherches vers la production de gaz « propre » sont utiles, selon le vice-président de Négawatt ; dans la mesure où la molécule de gaz « peut être stockée en quantités considérables, dans les conduites de gaz et les réservoirs ».

« Stocker du gaz permet de l’utiliser ensuite pour produire de la chaleur, mais aussi développer de la mobilité complémentaire à l’électrique… on peut aussi faire de l’électricité avec ce gaz, avec des centrales à cycle combiné », explique cet ingénieur qui plaide pour un couplage de l’électricité et du gaz.

« Plus que l’énergie d’origine, ce qui importe c’est ce qu’on peut faire avec l’électron et la molécule de méthane : l’un est peu stockable mais peut presque tout faire (l’électron), l’autre ne peut pas tout faire (on ne peut pas alimenter un ordinateur avec du gaz) mais est stockable », affirme-t-il.

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