Le GIEC bénéficiera d’un million d’euros supplémentaires par an de la France, jusqu’en 2022




La France a décidé d’accroître son soutien au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) d’un million d’euros par an, jusqu’à la publication du 6e rapport du Groupe (prévue à l’horizon 2022) a annoncé mardi, 13 mars, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian

 

La France a décidé d’accroître son soutien au GIEC d’un million d’euros par an, assurant ainsi 15% des contributions au Groupe des experts du climat de l’ONU, a annoncé mardi le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. “L’importance de vos travaux n’est plus à démontrer”, a dit le ministre aux représentants du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), réunis à Paris à l’Unesco pour leur 47e session.

“Vous avez été le fer de lance de la prise de conscience mondiale face au réchauffement climatique. Vous êtes devenus la conscience scientifique et intellectuelle de notre engagement politique à lutter contre cette menace (…) Vos travaux doivent être soutenus à la mesure de ce qu’ils représentent pour notre avenir commun”, a-t-il déclaré à l’ouverture de la session, occasion de marquer le 30e anniversaire de l’instance (créée par l’ONU en novembre 1988).

“Nous porterons notre contribution au fonds fiduciaire du GIEC à un million d’euros par an jusqu’à la publication du 6e rapport” du Groupe (prévue à l’horizon 2022, ndlr), a dit M. Le Drian, en appelant “à tous les pays pour qu’ils poursuivent ou accroissent leur soutien financier”.

Ce montant s’ajoute à la prise en charge par la France de l’unité de soutien technique à l’un des groupes de travail du GIEC (basé à l’université de Paris-Saclay), qui représentait un million d’euros en 2017, et sera de 1,5 million par an jusqu’en 2022, a précisé à l’AFP Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le million supplémentaire annoncé “nous amène à peu près à 15% de la contribution globale du GIEC”, a-t-elle ajouté.

A la 23e conférence climat de l’ONU (COP23) à Bonn en novembre, le président Emmanuel Macron s’était alarmé d’un manque de financements du GIEC, selon lui “menacé par la décision des États-Unis de ne pas garantir les financements”.

Les États-Unis ont largement contribué à financer le GIEC, avec quelque 2 millions de dollars annuels ces dernières années (sur un budget total d’environ 5 M), jusqu’à l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche en 2017. L’an dernier, ce manque a été en partie compensé par des apports supplémentaires de pays, par exemple de la Norvège, selon des documents du GIEC.

Prix Nobel de la Paix 2007, le GIEC est chargé de produire une synthèse régulière des connaissances sur le réchauffement climatique, dont le résumé est approuvé par l’ensemble des États. Ces travaux, qui ont établi le rôle des activités humaines dans le réchauffement, ont conduit à faire avancer les négociations mondiales pour limiter les gaz à effet de serre, avec pour résultat l’accord de Paris de 2015.

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