L’Ethiopie « engagée » avec le Soudan dans les négociations menées par l’UA sur le GERD




Les deux pays ont pris cet engagement, autour du Grand barrage de la renaissance éthiopienne, dans un communiqué conjoint publié à l’issue de pourparlers à Khartoum le 25 août

 

 

Le Soudan et l’Éthiopie ont exprimé, mardi 25 août, leur engagement aux négociations menées sous la médiation de l’Union africaine (UA) au sujet du Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD).

Les deux pays ont pris cet engagement dans un communiqué conjoint publié à l’issue de pourparlers à Khartoum, sous la présidence du Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok et de son homologue éthiopien en visite, Abiy Ahmed.

Les deux parties ont exprimé leur engagement à déployer tous les efforts possibles pour parvenir à une issue dans le cadre des pourparlers tripartites menés actuellement par l’Union africaine, de manière à parvenir à une formule dans laquelle chacun serait gagnant et qui fera du GERD un instrument de l’intégration régionale, indique ce communiqué.

Le GERD construit par l’Ethiopie sur le Nil Bleu – qui rejoint au Soudan le Nil Blanc pour former le Nil – suscite, depuis le début du chantier en 2011, de fortes tensions avec l’Egypte et le Soudan riverains du Nil en aval.

Addis Abeba estime le GERD essentiel à son développement économique et à son électrification, tandis que Khartoum et Le Caire craignent que le futur plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique, haut de 145 mètres, ne restreigne leur accès à l’eau.

A terme, le GERD doit assurer à l’Ethiopie une production électrique de 6 000 mégawatts.

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