Cameroun: Victoria Oil and Gas projette d’atteindre une vente de 100 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour d’ici 2021




Pour multiplier la production de gaz naturel par 10 à Douala dans les trois prochaines années, la compagnie pétro-gazière compte sur l’entrée en production de deux nouveaux blocs; le développement du marché du gaz naturel comprimé et du gaz naturel liquéfié pour les véhicules, l’obtention de meilleurs revenus sur les condensats, etc.

 

Victoria Oil and Gas PLC (VOG), maison-mère de Gaz du Cameroun S.A. (GDC), s’est fixé l’objectif “ambitieux” d’atteindre la commercialisation de 100 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour (mmscf/d) d’ici à 2021, d’après l’expectative présentée dans le rapport sur les activités du quatrième trimestre 2017 et les perspectives 2018, publié le 16 février dernier.

Pour 2018, la compagnie pétro-gazière britannique prévoit la production de 09 mmscf/d d’ici à la fin de l’année; ou de 13 mmscf/d si son plus gros client, Eneo, reprend ses approvisionnements au second trimestre de l’année en cours.

Gaz du Cameroun produit et distribue du gaz naturel à Douala, la capitale économique du Cameroun. L’entreprise opère dans le champ gazier Logbaba, du bassin Douala/kribi-Campo, et dessert, depuis 2012, par un pipeline d’environ 50 km (49,6 km précisément), les zones industrielles de Bassa et Bonabéri. Elle détient un portefeuille d’une trentaine de clients, essentiellement des industries.  

En 2017, la compagnie a commercialisé 3,65 milliards de pieds cubes de gaz (BCF) contre 3,56 BCF en 2016.

Selon l’état financier rendu public, GDC a terminé l’exercice 2017 avec un revenu net non certifié de 23,9 millions de dollars, contre 32,8 millions de dollars en 2016. Au niveau des disponibilités et quasi-disponibilités (cash and cash equivalents), la société enregistre 10,4 millions de dollars au 31 décembre 2017; en dessous des 16,3 millions de dollars enregistrés au 31 décembre 2016. Elle détient sur l’exercice examiné des créances nettes de 6,1 millions de dollars et une dette de 14 millions de dollars.

Stratégie de développement post 2017

VOG veut être pleinement associée au développement des blocs Matanda et Logbaba, contigus au champ gazier Logbaba, dans le bassin sédimentaire de Douala Kribi/Campo.

Ces champs font l’objet de deux Autorisations exclusives de recherche (AER), délivrées initialement à des sociétés britanniques: Euroil pour le champ Bomono; Glencore et Afex pour le champ Matanda.

GDC a racheté à Glencore Exploration Cameroon, en 2016, 75% de sa participation dans le bloc Matanda (1 235 km2) et effectué son association en créant Gaz du Cameroun Matanda S.A. (GDC Matanda).


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La société est en pourparlers avec le britannique Bowleven pour acquérir une participation de 80% dans le champ Bomono qui couvre une superficie de 2328km², qu’elle développerait avec Euroil (20%).

Dans le rapport publié le 16 février 2018, GDC estime qu’il y a des réserves brutes probables de 200 BCF dans le champ Logbaba – qu’elle exploite déjà – et plus de 36,8 milliards de m3 de réserves de gaz naturel récupérables dans le champ Matanda, que la compagnie a l’intention de développer après “accord du gouvernement”.

Au quatrième trimestre 2017, GDC a achevé la réalisation des puits La-107 et La-108, “avec des débits initiaux supérieurs aux attentes”.

Les travaux de forage de ces puits, situés sur le champ gazier Logbaba, avaient débuté en novembre 2016. Au moment du lancement de ces forages, les réserves attendues étaient de 75 BCF pour LA-108 et entre 28 et 60 BCF pour LA-107.

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Développer le gaz naturel pour les transports

Dans son plan de développement au Cameroun, l’entreprise VOG souligne qu’elle poursuit la recherche pour la mise en place d’une solution de gaz naturel comprimé (GNC), qui lui permettrait d’élargir sa clientèle au-delà de celle connectée au réseau de gazoducs existant.

Le GNC est une ressource par ailleurs envisagée par l’opérateur comme potentiel carburant pour l’alimentation des véhicules, en remplacement du diesel; tout comme le gaz naturel liquéfié (GNL).

Pour la production d’électricité, la compagnie pétro-gazière britannique compte élaborer pour ses clients des solutions sur mesure pour alimenter des générateurs individuels, des mini-réseaux et/ou des générateurs centralisés fonctionnant au gaz naturel, afin de moins dépendre des interruptions d’électricité sur le réseau interconnecté.

Autre piste envisagée: “maximiser” le rendement de ses condensats de gaz naturel (avec une densité API de 47), “proches de la composition du diesel” et commercialisés par l’opérateur à des prix proches du pétrole brut, “environ la moitié du diesel”.

Pour GDC, il existe un marché pour le gaz naturel au Cameroun, énergie “propre”, “peu coûteuse” et “disponible”.

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