Proposition faite après les difficultés de passage dans le détroit d’Ormuz à cause de la guerre en Iran et des représailles des Gardiens de la Révolution
Le ministre égyptien du Pétrole a déclaré, le 3 mars dernier, que son pays était en mesure d’acheminer du pétrole saoudien vers la Méditerranée via la mer Rouge, au moment où des pétroliers sont bloqués dans le détroit d’Ormuz.
L’Égypte importe du pétrole brut de la compagnie saoudienne Aramco via le port saoudien de Yanbu, situé non pas dans le Golfe mais sur la Mer Rouge.
Cela « nous permet non seulement d’approvisionner l’Egypte, mais aussi de recevoir du pétrole brut d’Arabie saoudite et de le transporter, via le port et l’oléoduc de Sumed, vers la Méditerranée », a déclaré le ministre Karim Badawi, lors d’une conférence de presse.
L’oléoduc de Sumed relie Aïn Sokhna, ville du Golfe de Suez à l’extrémité nord de la Mer Rouge, à Alexandrie, sur la Méditerranée.
Le détroit d’Ormuz, d’une largeur d’à peine 50 km, borde les côtes de l’Iran et celles du sultanat d’Oman.
En représailles aux frappes israélo-américaines lancées le 28 février, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique iranienne, ont frappé le Golfe et fermé ce passage particulièrement crucial pour le transport maritime de pétrole : environ 20% de la production mondiale d’or noir y transite chaque année.
Un général des Gardiens de la Révolution a menacé le 2 mars de « brûler tout navire » tentant de franchir le détroit d’Ormuz et de bloquer toute exportation pétrolière du Golfe.




