La Suisse alloue près de 5,2 millions EUR au Cameroun pour les énergies renouvelables et le renforcement du secteur privé




La gestion de ces fonds a été confiée au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Fruit de l’accord bilatéral concernant les fonds de contrevaleur

 

On connaît désormais le montant de l’appui financier que la Suisse a décidé d’accorder au Cameroun pour la promotion des énergies renouvelables et le renforcement du secteur privé. Il s’agit d’un montant d’à peu près 3,4 milliards de F CFA (environ 5,2 millions d’euros), qui a été rendu public le 14 mars 2018.

Pour rappel, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) de la Confédération suisse et le ministère de l’Economie, de la Planification et de de l’Aménagement du territoire (Minepat) ont signé un accord bilatéral concernant les fonds de contrevaleur le 17 novembre 2017.

Le 14 mars dernier, se tenait donc au Minepat la première réunion du Comité d’orientation de l’accord et la première session du Comité de pilotage et de suivi de sa mise en oeuvre.

Les ressources mises à disposition dans le cadre de cet accord vont permettre de réaliser des projets et des activités dans le secteur des énergies renouvelables et du renforcement du secteur privé.

A l’issue de la réunion du 14 mars, la presse a appris que l’Agence d’électrification rurale sera impliquée dans les projets énergétiques et le ministère du Commerce dans ceux destinés au secteur privé.

Les collectivités locales, les entreprises publiques et les opérateurs du secteur privé pourront bénéficier des fonds mis à disposition par la Suisse.

L’ambassadeur suisse au Cameroun, Pietro Lazzeri, a souhaité que les projets sélectionnés soient alignés sur les programmes nationaux.

Le Cameroun s’est fixé pour objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) à hauteur de 32% d’ici 2035.  

Dans sa Contribution prévue déterminée au plan national (INDC) – ou Plan d’action climat pour l’accord de Paris 2015 – soumise à la Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), à Bonn en septembre 2015, le Cameroun a conditionné la réalisation de cet objectif par un “soutien de la communauté internationale sous forme de financement, d’actions de renforcements de capacité et de transfert de technologies”.

Toujours dans son Plan d’action climat, le Cameroun envisage de porter à 25% la part des énergies renouvelables hors grande hydro dans le bouquet électrique national en 2035.

Dans un rapport publié sur le Cameroun début novembre 2017, la Banque africaine de développement (BAD) évaluait la production électrique nationale à environ 1300 MW, portée essentiellement par l’hydroélectricité et les centrales thermiques. Ce qui en fait déjà une énergie renouvelable à 74%.

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