Solaire: HDF Energy va construire une centrale de 55 MW en Guyane avec stockage sous forme d’hydrogène




L’innovation majeure de la société française est d’associer à cette centrale un stockage de courant à base d’hydrogène d’une taille (140 mégawattheures) qui sera une première mondiale pour cette technologie

 

Une jeune société française, HDF Energy, va construire dans le nord de la Guyane une centrale solaire avec stockage sous forme d’hydrogène (Power to Gas), un projet d’une taille inédite, a-t-elle annoncée lundi, 28 mai.

La centrale solaire, d’une capacité de 55 mégawatts, sera installée sur la commune de Mana, près de Saint-Laurent du Maroni, au nord de la Guyane, dans ce département d’outre-mer où l’électricité est encore assurée pour près de moitié par les énergies fossiles (fioul, etc.), explique à l’AFP le PDG de HDF Energy, Damien Havard.

L’innovation majeure, développée par cette entreprise girondine, est d’associer à cette centrale un stockage de courant à base d’hydrogène d’une taille (140 mégawattheures) qui sera une première mondiale pour cette technologie. L’hydrogène est produit par électrolyse de l’eau grâce au courant produit par la centrale et qui n’est pas envoyé sur le réseau. Il peut ensuite de nouveau être transformé en électricité en cas de besoin, par exemple la nuit, lorsqu’il n’y a plus de soleil pour alimenter la centrale.

L’hydrogène permet de stocker du courant sur une plus longue période que les batteries lithium-ion. Actuellement, le stockage de batteries le plus important est celui installé par l’américain Tesla en Australie, d’une capacité de près de 130 mégawattheures (MWh).

L’objectif de la future centrale guyanaise, qui doit être mise en service à l’automne 2020, est de « fournir du courant de manière stable, le jour et la nuit », explique Damien Havard. Par ailleurs, le coût de production de l’électricité sera « proche du coût moyen en Guyane, soit environ 250 euros par MWh », mais « inférieur au coût de production des groupes électrogènes locaux, plutôt autour de 350 euros par MWh » , ajoute-t-il, précisant que la centrale est viable sans subvention.

La société HDF Energy mène ce projet, qui nécessite un investissement de 90 millions d’euros, avec des partenaires privés, dont l’entreprise de raffinage et de distribution de produits pétroliers Sara.

Son dirigeant dit aussi être en train de développer des projets similaires dans une quinzaine de pays, dont l’Australie, l’Indonésie, la Malaisie ou le Chili. L’usine, où seront fabriquées les piles à combustible permettant de stocker l’électricité sous forme d’hydrogène, doit sortir de terre l’année prochaine près de Bordeaux.

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