Royaume-Uni: les groupes d’énergie SSE et Npower peuvent fusionner !




La Competition and Markets Authority (CMA), autorité britannique de la concurrence, a expliqué dans un communiqué mercredi, 10 octobre, que les deux entreprises n’étaient pas « des concurrentes frontales » sur les tarifs

 

L’Autorité britannique de la concurrence a donné mercredi, 10 octobre, son accord définitif à une fusion entre les groupes d’énergie SSE et Npower, qui pourrait donner naissance à la première compagnie d’électricité du Royaume-Uni.

La Competition and Markets Authority (CMA) a expliqué dans un communiqué que les deux entreprises n’étaient pas « des concurrentes frontales » sur les tarifs et que leur rapprochement n’allait donc pas entraîner de hausse des prix.

« Il y a beaucoup de compagnies énergétiques sur le marché, les consommateurs (…) garderont un large choix de fournisseurs après cette fusion », a expliqué Anne Lambert, présidente de la commission d’enquête de la CMA qui avait décidé en mai dernier de se pencher sur ce cas.

Le directeur général de SSE, Alistair Phillips-Davies, s’est félicité de cette décision mais n’a pas donné de date-butoir, contrairement à des propos tenus fin août où il s’était dit confiant dans le fait que cette fusion, via la création d’une nouvelle société cotée, pourrait être bouclée d’ici à la fin mars 2019.

« Il s’agit d’une transaction complexe et il y a encore beaucoup à faire dans les semaines et mois à venir » pour la mettre en place, a-t-il simplement indiqué dans un communiqué publié à la Bourse de Londres où le groupe britannique est coté au sein de l’indice vedette FTSE-100.

L’entreprise allemande Innogy, maison mère de Npower, a aussi « salué » la décision de la CMA.

SSE et Npower ont annoncé un projet de fusion de leur activité pour les particuliers en novembre dernier, afin de répliquer à la forte concurrence sur le marché britannique et à l’essor de nouveaux acteurs.

Au total, à eux deux, SSE et Npower proposent leurs services à près de 12 millions de Britanniques, et constitueraient le premier fournisseur d’électricité du Royaume-Uni s’ils fusionnaient, avec une part de marché théorique de 23%. Dans la fourniture de gaz, leur part de marché commune théorique atteint 19% et le groupe fusionné serait deuxième derrière British Gas.

Le marché britannique de l’énergie est dominé par six grands groupes, avec en tête British Gas (groupe Centrica, 20% des parts de marché de la distribution d’électricité) devant SSE (14%), l’Allemand E.On (13%), le Français EDF Energy (11%), Scottish Power (qui appartient à l’espagnol Iberdrola, 10%) et Npower (9%), selon les derniers chiffres publiés en juillet par le régulateur britannique de l’énergie Ofgem.

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