Renouvelables : le français Engie mise sur l’Afrique du Nord pour 95 GW de capacité installée en 2030




D’après le directeur général d’Engie pour le Moyen-Orient et l’Afrique, François Xavier Boul, le développement économique croissant, l’augmentation attendue de la consommation d’électricité, la simplification administrative et la rapidité de mise en oeuvre des projets ont conduit Engie à privilégier les appels d’offres en Égypte et au Maroc; mais également aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

 

Le groupe énergétique français Engie a annoncé, le 1er juillet, avoir achevé, avec quatre mois d’avance, la construction du plus grand parc éolien d’Afrique. Cette réalisation s’inscrit dans la stratégie du groupe, qui fait du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord une région prioritaire pour le développement de ses activités dans les énergies renouvelables.

Le projet Red Sea Wind Energy, d’une capacité de 650 mégawatts (MW), situé en Égypte, pourra alimenter plus d’un million de foyers chaque année. Cette mise en service intervient alors que le pays fait face à des pénuries d’électricité, le contraignant à dépenser des milliards pour importer du gaz naturel liquéfié, faisant de l’Égypte un importateur net de gaz pour la première fois l’an dernier.

« Cette énergie renouvelable est moins chère que la combustion du gaz ou d’autres énergies fossiles, car le prix est inférieur. Elle permet donc clairement de brûler moins de gaz et, pour le pays, d’importer moins de gaz ou d’en exporter davantage », a expliqué à Reuters François Xavier Boul, directeur général d’Engie pour le Moyen-Orient et l’Afrique.

Alors que les procédures d’autorisation restent lentes en Europe et que les concessions éoliennes offshore sont gelées aux États-Unis depuis la présidence Trump, Engie mise désormais sur des projets au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pour atteindre son objectif de 95 GW de capacité installée en énergies renouvelables d’ici 2030, contre environ 51 GW aujourd’hui.

Selon François Xavier Boul, le développement économique croissant, l’augmentation attendue de la consommation d’électricité, la simplification administrative et la rapidité de mise en oeuvre des projets ont conduit Engie à privilégier les appels d’offres en Égypte, au Maroc, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.

Red Sea Wind Energy est le deuxième projet éolien d’Engie en Égypte. Un troisième site est en cours de développement et devrait dépasser les 900 MW une fois achevé.

L’an dernier, Engie a signé un accord préliminaire avec le géant marocain des phosphates et engrais OCP pour explorer des projets dans les domaines de l’énergie renouvelable, de l’ammoniac et de l’hydrogène vert à partir de 2026.

À court et moyen terme, Engie entend concentrer ses efforts dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord sur des projets solaires, éoliens, de batteries et hybrides, a précisé François Xavier Boul.

Red Sea Wind Energy est détenu par Engie (35 %), Orascom Construction PLC (25 %), Toyota Tsusho Corporation (20 %) et Eurus Energy Holdings Corporation (20 %).

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