Burundi: l’exécution du projet hydroélectrique de Jiji-Mulembwe (49,5 MW) confiée à CMC et Orascom




Le consortium italo-égyptien a signé mercredi, 17 octobre, un contrat pour la construction de deux centrales hydroélectriques dans le sud du Burundi

 

Un consortium italo-égyptien a remporté un contrat pour la construction de deux centrales hydroélectriques au Burundi, a déclaré – jeudi 18 octobre – aux médias, Siméon Habonimana, directeur général de la Regideso (unique entreprise publique de production et de commercialisation de l’eau et de l’électricité).

«Mercredi soir, nous avons signé avec un groupe de deux sociétés, italienne et égyptienne, un contrat d’exécution pour la construction de deux centrales hydroélectriques à Jiji-Mulembwe (100 km de Bujumbura vers le sud)», a-t-il déclaré à la radio burundaise RTNB.

«Pour une valeur de 150 millions de dollars, ces centrales seront construites par les sociétés CMC et Orascom, respectivement italienne et égyptienne, dans un délai de 3 ans et 6 mois. Leur puissance sera de 49,5 MW», a précisé le directeur général.

En raison des différentes crises politiques qui ont secoué le pays durant plusieurs années, le Burundi n’a pas investi dans la construction de nouveaux barrages hydroélectriques. Le dernier barrage date de 1989.

Pour combler son déficit, le Burundi importe jusqu’ici de l’énergie électrique à partir des centrales de Ruzizi I et Ruzizi II, localisées en République Démocratique du Congo (RDC) et relevant de la Communauté économique des pays des Grands lacs (CEPGL : Burundi, Rwanda, Ouganda et RDC).

Selon le directeur général de la Regideso, alors que les besoins en énergie sont estimés à au moins 70 mégawatts, « le pays n’en produit que 30 à peine ».

Le taux d’accès à l’électricité dans le pays est de moins de 5% et le nombre de ménages ayant accès à l’électricité est évalué à 7%, correspondant à 52,1% des ménages urbains et 2% des ménages ruraux

Le Plan national de développement du Burundi pour les 10 prochaines années (PND Burundi 2018 – 2027) compte mettre en production 300 MW “techniquement et économiquement exploitables”, sur un potentiel hydroélectrique évalué à 1700 MW.

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