D’après une enquête de l’agence de presse Reuters, la production pétrolière des pays membres de l’Opep a baissé en novembre 2025 (par rapport au mois d’octobre) en raison d’incidents dans certains pays membres
La production de pétrole de l’Opep a légèrement diminué en novembre, malgré un accord de l’Opep+ visant à relever la production pour le mois, en raison d’incidents dans certains pays membres, révèle le 4 décembre une enquête de Reuters. Cette baisse éloigne encore davantage l’offre du groupe de son objectif fixé.
Selon l’enquête, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a pompé 28,40 millions de barils par jour le mois dernier, soit une baisse de 30 000 barils par jour par rapport au total d’octobre. Le Nigeria et l’Irak ont enregistré les plus fortes diminutions.
L’Opep+, qui regroupe l’Opep et ses alliés dont la Russie, a ralenti le rythme de ses hausses mensuelles de production, craignant une surabondance de l’offre. De nombreux membres fonctionnent près de leur capacité maximale et certains sont contraints à des réductions supplémentaires pour compenser une surproduction antérieure, ce qui limite l’impact des augmentations décidées.
En vertu d’un accord impliquant huit membres de l’OPEP+ pour la production de novembre, cinq d’entre eux appartenant à l’Opep – l’Algérie, l’Irak, le Koweït, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis – devaient augmenter leur production de 85 000 barils par jour, avant prise en compte de réductions compensatoires totalisant 140 000 barils par jour pour l’Irak et les Émirats arabes unis.
L’enquête indique que l’augmentation réelle de ces cinq pays n’a été que de 40 000 barils par jour.
Selon les données et sources de l’enquête, l’Irak a réduit ses exportations en raison de travaux de maintenance sur les oléoducs. Au Nigeria, un incendie sur la plateforme de production Yoho et l’arrêt qui s’en est suivi ont également contribué à la baisse des expéditions.
Les estimations de la production en Irak et aux Émirats arabes unis varient considérablement, de nombreuses sources extérieures évaluant la production de ces pays à un niveau supérieur à celui déclaré par les autorités nationales.
Alors que l’enquête Reuters et les données des sources secondaires de l’Opep montrent une production proche des quotas, d’autres estimations, notamment celles de l’Agence internationale de l’énergie, avancent des volumes nettement supérieurs.
L’enquête Reuters vise à suivre l’offre réelle sur le marché, en se basant sur les données de flux du groupe financier LSEG, des informations d’autres sociétés de suivi comme Kpler, ainsi que des renseignements fournis par des sources issues de compagnies pétrolières, de l’OPEP et de cabinets de conseil.




