Niger: le constructeur chinois retenu pour le barrage hydroélectrique de Kandadji (130 MW) rassure sur le rythme des travaux




Le directeur général de la filiale nigérienne de China Gezhouba Group Company (CGGC), Zheng Zufei, a été reçu en audience par Mahamadou Issoufou le 09 août. La mise en eau du barrage, initialement confié à l’entreprise russe Zarubezhvodstroy, doit intervenir en 2020

 

La construction du barrage hydroélectrique de Kandadji, sur le fleuve Niger, à environ 150 km en amont de Niamey, confiée à l’entreprise chinoise China Gezhouba Group Company (CGGC), « sera exécutée dans un meilleur délai », a rassuré jeudi 09 août à Niamey le directeur général de la CGGC Niger SARL, M. Zheng Zufei.

Le responsable de la société chinoise chargée de la construction du barrage de Kandadji a fait cette déclaration à la presse à la sortie d’une audience avec le président nigérien Mahamadou Issoufou.

« Le président de la République nous a rassurés de son soutien pour la réalisation de ce projet très important pour le Niger […] nous allons fournir des efforts pour mobiliser toutes nos ressources pour que le projet puisse être réalisé dans les meilleurs délais », a promis M. Zheng.

La réalisation de ce barrage avait été initialement confiée à la société russe Zarubezhvodstroy. Après plusieurs péripéties et devant l’incapacité technique constatée de l’entreprise à réaliser la construction de cet ouvrage dans les délais, le gouvernement nigérien avait décidé de résilier le contrat en juillet 2013.

Le 31 décembre dernier, le président Issoufou a promis, dans son discours à la nation à l’occasion du nouvel an, que « l’année 2018 sera aussi l’année de la reprise effective des travaux du barrage de Kandadji dont la mise en eau doit intervenir en 2020. »

Début 2018, le choix a été définitivement porté sur l’entreprise chinoise CGGC, pour la réalisation des travaux de génie civil.

Le barrage hydroélectrique de Kandadji, d’une puissance installée de plus de 130 mégawatts, devrait permettre à terme d’irriguer plus de 45 000 hectares et de contribuer à la résorption du déficit énergétique du Niger.

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