Mozambique: la présidence garantit la « sécurité » au projet de GNL de Total et ses partenaires




« Il a été convenu qu’un plan de sécurité doit être établi pour assurer une mise en œuvre sans heurt du projet » Mozambique LNG, selon le communiqué publié par la présidence de la République le 19 janvier

 

 

Le Mozambique s’est à nouveau engagé à sécuriser l’installation du projet gazier opéré par le groupe français Total dans le nord du pays, menacé par des attaques djihadistes, a annoncé mardi 19 janvier la présidence dans un communiqué.

Cette annonce fait suite à une rencontre la veille entre le président mozambicain Filipe Nyusi et le PDG de Total Patrick Pouyanné, pour discuter de la situation sécuritaire dans la région. « Il a été convenu qu’un plan de sécurité doit être établi pour assurer une mise en œuvre sans heurt du projet », selon le communiqué de la présidence.

Lors de cette rencontre, le président mozambicain était notamment accompagné de son ministre de la Défense, Jaime Bessa Neto, et de son ministre de l’Intérieur, Amade Miquidade.

Début janvier, le géant français a évacué des employés du site encore en construction, après une série d’attaques djihadistes à seulement quelques kilomètres. La province du Cabo Delgado dans le nord, stratégique pour l’exploitation du gaz naturel, est en proie à une sanglante insurrection islamiste depuis plus de trois ans.

Mais depuis le mois de décembre, les attaques proches du site de la péninsule d’Afungi se sont multipliées, selon plusieurs sources sécuritaires à l’AFP. Et ce, malgré la présence de quelque 800 militaires dans la région. Ces groupes armés qui terrorisent la région ont prêté allégeance au groupe Etat islamique et sont désignés localement sous le nom d’Al-Shabab (« les jeunes », en arabe).

Le projet Mozambique LNG (encore appelé projet de la zone Offshore 1) représente un investissement total de 20 milliards de dollars. Total est l’opérateur du projet et en détient 26,5%, aux côtés de six autres opérateurs six autres partenaires: le japonais Mitsui, l’indien ONGC, la compagnie locale Empresa Nacional de Hidrocarbonetos (ENH), le thaïlandais PTTEP et les indiens OIl India et Bharat Petroleum.

Le début de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) est prévu en 2024.

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