Mozambique/GNL: le français TotalEnergies rejette les accusations de complicité de crimes de guerre




Sortie faite par la multinationale française TotalEnergies après le dépôt d’une plainte par une organisation européenne de défense des droits de l’homme auprès des autorités françaises

 

TotalEnergies a rejeté, le 20 novembre, les accusations de complicité de crimes de guerre, de torture et de disparitions forcées au Mozambique, après le dépôt d’une plainte par une organisation européenne de défense des droits de l’homme auprès des autorités françaises.

Le géant de l’énergie a déclaré dans un communiqué n’avoir eu connaissance d’aucun acte de violence présumé commis par des soldats mozambicains à proximité de son site de projet de gaz naturel liquéfié (GNL) entre juin et septembre 2021.

La plainte a été émise par l’European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR), cette organisation accusant la multinationale « d’avoir directement financé et soutenu matériellement la Joint Task Force (JTF), composée de forces armées mozambicaines, alors que celle-ci aurait détenu, torturé et tué des dizaines de civils » entre juillet et septembre 2021, selon le communiqué de presse de l’ONG allemande.

Ces exactions se seraient produites à l’entrée du site du projet gazier Mozambique LNG, dont TotalEnergies est le premier actionnaire (26,5%) et l’opérateur, et qui était alors en pause après une attaque jihadiste meurtrière en mars-avril 2021 dans la ville voisine de Palma.

La plainte a été déposée le 17 novembre auprès du parquet national antiterroriste (Pnat) à Paris, également compétent pour les crimes de guerre.

Elle fait suite à des allégations rapportées par le média Politico en septembre 2024, puis par SourceMaterial et Le Monde, et que TotalEnergies conteste.

TotalEnergies s’est dit prêt le 25 octobre à relancer le projet du consortium Mozambique LNG estimé à 20 milliards de dollars.

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