Maroc/Hausse des prix des carburants : aide de l’Etat pour les transporteurs routiers




L’aide, dont le montant global n’a pas été divulgué par les services du Premier ministre, vise « à contenir l’effet de la hausse des prix des hydrocarbures sur le marché intérieur, afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens »

 

Le gouvernement marocain a annoncé, le 17 mars, une aide exceptionnelle pour les transporteurs routiers, pénalisés par la flambée des prix à la pompe du fait de la guerre au Moyen-Orient, selon un communiqué officiel.

Cette aide, dont le montant global n’a pas été divulgué, vise « à contenir l’effet de la hausse des prix des hydrocarbures sur le marché intérieur, afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens, de garantir l’approvisionnement normal et régulier des marchés et la continuité des chaînes logistiques », ont indiqué les services du Premier ministre, Aziz Akhannouch.

Les professionnels du transport (de marchandises, de voyageurs, les chauffeurs de taxis, etc.) ont été invités à déposer leurs demandes sur un site dédié à compter du vendredi 20 mars.

Plus de deux semaines après le début de la guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine sur l’Iran, le prix à la pompe a bondi lundi 16 mars de deux dirhams par litre (0,19 euro) pour le gasoil et de 1,44 dirham (0,13 euro) pour l’essence au Maroc, qui dépend de ses importations, selon la presse locale.

La veille de cette hausse, dimanche soir, des queues d’automobilistes s’étaient formées devant des stations-services de plusieurs villes, d’après des médias locaux et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

Ces derniers jours, les critiques sur la gestion du secteur des hydrocarbures par le gouvernement depuis sa libéralisation en 2015 ont ressurgi, notamment sur la question des réserves stratégiques du pays qui n’atteignent pas le seuil légal de 60 jours, selon la presse locale.

En 2022, le gouvernement avait déjà alloué une subvention exceptionnelle aux transporteurs pour un montant avoisinant les 200 millions d’euros face à la hausse des prix des hydrocarbures, déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la guerre qui s’en est suivie.

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