Marché du pétrole: le baril de Brent autour de 120 dollars le 22 mars




Principal facteur de la progression des cours : les sanctions contre la Russie et les incertitudes sur la situation en Ukraine. Le premier exportateur de brut au monde et chef de file de l’Opep, l’Arabie Saoudite, a aussi mis en garde contre le risque d’une baisse de ses approvisionnements, en raison des attaques des rebelles du Yémen voisin contre ses installations pétrolières

 

Dopés la veille par la perspective d’un possible embargo européen sur les exportations de pétrole russe, les prix de l’or noir poursuivaient leur progression mardi 22 mars. Après avoir franchi lundi le seuil des 110 dollars le baril, le Brent européen et le WTI américain prenaient le cap des 120 dollars les quelque 159 litres.

Peu après 07h30, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai se négociait à 118,53 dollars le baril, soit une hausse de 2,5%. Lundi soir, il avait bondi de plus de 7% à 115,62 dollars, atteignant son plus haut niveau depuis dix jours.

Quant au baril de West Texas Intermediate (WTI), variété américaine de référence, pour livraison en avril, il valait 114,35 dollars, soit une progression de 1,99%, après avoir atteint lundi soir 112,12 dollars, un niveau inédit en quasiment quinze jours.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est dit prêt lundi à discuter avec son homologue russe Vladimir Poutine d’un « compromis » sur le Donbass et la Crimée pour « arrêter la guerre ». Mais tout compromis au sujet de ces territoires devra être ratifié par les Ukrainiens par référendum et accompagné de garanties de sécurité, a-t-il ajouté.

Auparavant, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l’Union européenne (UE) se sont retrouvés à Bruxelles lundi pour examiner de nouvelles sanctions contre Moscou. À son arrivée, le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, s’est dit « ouvert » à la possibilité de restrictions visant le secteur russe de l’énergie, jusqu’ici relativement épargné.

Vu la situation en Ukraine, a expliqué M. Coveney, il serait pertinent « d’interrompre le commerce normal » du pétrole et du gaz naturel avec la Russie. Il faisait écho au président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a appelé lundi l’UE à refuser les ressources énergétiques de la Russie.

« La question d’un embargo sur le pétrole n’est pas de savoir si nous le voulons ou pas, mais dans quelle mesure nous sommes dépendants de ce pétrole », a rétorqué son homologue allemande, Annalena Baerbock.

Allemagne et Pays-Bas, de loin les pays de l’Union les plus dépendants des approvisionnements russes, en reçoivent, en moyenne, 1,1 million de barils par jour à eux deux.

Premier exportateur de brut au monde et chef de file de l’Opep, l’Arabie Saoudite a aussi mis en garde lundi 21 mars contre le risque d’une baisse de ses approvisionnements, en raison des attaques des rebelles du Yémen voisin contre ses installations pétrolières. Le pays avait annoncé dimanche une « réduction temporaire » de sa production de pétrole dans l’une des installations du géant Aramco, touchée par une attaque des rebelles Houthis du Yémen.

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