Mali/Distribution de l’électricité: EDM déplore des pertes de 13 millions USD par an à cause de la fraude

Cette fraude est constituée par des “branchements illicites, des manœuvres défectueuses sur les compteurs, etc.”, d’après le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré

 

 

La fraude coûte à l’opérateur national Energie du Mali (EDM) près de 13 millions de dollars américains par an, a annoncé mercredi, 10 février, dans un communiqué, le ministère malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau.

“EDM enregistre 7 milliards de francs CFA (environ 13 millions de dollars) de pertes chaque année à cause des branchements illicites, des manœuvres défectueuses sur les compteurs…”, a déploré le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, cité dans le communiqué.

Selon le ministère, une vaste campagne contre les fraudeurs a été programmée sur le réseau de distribution d’EDM en prélude à la période des fortes chaleurs qui entraîne une augmentation des besoins d’électricité, afin d’identifier “les clients ou les agents indélicats qui s’adonnent à ce travail peu orthodoxe”.

“Un système a été mis en place pour traquer les fraudeurs”, a mis en garde le ministère de l’Energie, ajoutant que “les mesures répressives ou punitives seront désormais prises contre les éventuels responsables de fraude”.

Ces mesures vont des poursuites judiciaires au retrait du compteur du consommateur en passant par l’interdiction de consommation de l’électricité.

L’objectif de cette campagne est de soutenir le coût de la production qui, selon le communiqué, est “supérieur au prix de vente”.

EDM veut ainsi palier les coupures intempestives lors des périodes de pointe, en menant une nouvelle politique de “tolérance zéro” contre la fraude, afin de permettre à la société de maîtriser les coûts et les revenus d’assurance tout en réduisant les pertes.

D’après les données présentées par le ministère de l’Energie, EDM totalise aujourd’hui 180 milliards de francs CFA (environ 333 millions de dollars) de dette d’exploitation, suite à l’importation de l’énergie – notamment de la Côte d’Ivoire -, malgré le fait que le secteur de l’énergie soit subventionné par l’Etat à hauteur de 30 milliards francs CFA (55 millions de dollars) par an.

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