Kenya: le programme pilote de transport du pétrole brut produit à Lokichar officiellement lancé




Le programme pilote lancé le 03 juin prévoit l’acheminement par camions de quelque 2 000 barils par jour depuis les puits de pétrole situés près de Lokichar, dans le comté du Turkana, vers le port de Mombasa

 

Le président kényan Uhuru Kenyatta a officiellement lancé dimanche, 03 juin, un « programme pilote » en vue de l’exportation de pétrole brut extrait dans le nord-ouest du pays.

Cette cérémonie « marque le début d’un long et fructueux voyage », a déclaré M. Kenyatta dans la ville de Lokichar (nord-ouest), selon un communiqué de la présidence. « Mon gouvernement va se consacrer au développement de nos secteurs gazier et pétrolifère au profit de l’économie et du peuple », a-t-il promis.

Le programme pilote prévoit l’acheminement par camions de quelque 2 000 barils par jour depuis les puits de pétrole situés près de Lokichar, dans le comté du Turkana, vers le port de Mombasa, à plus de 1 000 kilomètres de là.

Le programme pilote aurait dû débuter en juin 2017, mais avait été retardé en raison de désaccords sur le partage des futurs revenus pétroliers. M. Kenyatta a récemment annoncé qu’un accord avait été trouvé avec la clé de répartition suivante: 75% pour le gouvernement national, 20% pour le comté du Turkana et 5% pour les communautés locales.

La découverte de pétrole au Kenya a été annoncée en 2012 par la société britannique kényane Tullow, qui est également chargée de l’exploitation. Les réserves exploitables dites « probables » (2P) sont estimées à 560 millions de barils. Le « programme pilote », est prévu pour durer deux ans, le temps notamment de comprendre comment les réservoirs naturels réagissent à une exploitation plus importante.

Cité dans la presse kényane, le secrétaire d’État en charge du Pétrole Andrew Kamau a d’ailleurs souligné que le but du programme pilote « n’est pas commercial ». M. Kamau a ajouté que l’appel d’offre pour la première cargaison de pétrole n’a pas encore été lancé, et que la première exportation est loin d’être imminente. « Nous allons transporter 2 000 barils par jour par la route, alors qu’un cargo a une capacité de 400 000 barils ».

La production de brut kényan n’atteindra son rythme de croisière qu’après la construction, au plus tôt en 2021, d’un oléoduc de près de 900 km qui doit relier un port en construction à Lamu (est) et permettra de transporter environ 100 000 barils par jour jusqu’à l’océan Indien.

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