Jean-Pierre Clamadieu choisi à la présidence du groupe français Engie




Actuel dirigeant du groupe belge de chimie Solvay, il sera proposé comme administrateur puis comme président lors de l’assemblée générale du 18 mai

 

Le conseil d’administration du groupe énergétique français Engie a choisi, le 13 février 2018, Jean-Pierre Clamadieu (photo) comme futur président pour succéder à Gérard Mestrallet. 

Actuel dirigeant du groupe belge de chimie Solvay, il sera proposé comme administrateur puis comme président lors de l’assemblée générale du 18 mai.

Ce choix était largement attendu dans la mesure où M. Clamadieu avait obtenu le soutien de l’État, actionnaire à hauteur de 24,10% de l’ex GDF-Suez et comptant cinq représentants (bientôt quatre) au conseil d’administration.

La nomination de Jean-Pierre Clamadieu, âgé de 59 ans, met fin à des mois de feuilleton et de tensions au sein d’Engie pour la succession de Gérard Mestrallet (69 ans), qui doit partir au printemps, atteint par la limite d’âge.

Ingénieur de l’influent Corps des Mines, son nom avait déjà été évoqué dans le passé pour prendre la tête de l’électricien EDF ou du groupe nucléaire Areva. Après un début de carrière dans l’administration et un cabinet ministériel (il a été conseiller de Martine Aubry au ministère du Travail), il a travaillé chez Rhône-Poulenc puis Rhodia, dont il est devenu PDG.

En septembre 2011, à la suite du rapprochement entre Rhodia et Solvay, il a été nommé vice-président du comité exécutif de Solvay et président du conseil d’administration de Rhodia. Depuis mai 2012, il est président du comité exécutif de Solvay, où il restera jusqu’à ce qu’un successeur lui soit trouvé, d’ici à la fin de l’année.

Dans ses nouvelles fonctions, M. Clamadieu va cohabiter avec Isabelle Kocher, la directrice générale d’Engie, qu’il connaît déjà puisqu’ils siègent tous deux au conseil d’administration de l’assureur Axa.

Dans le contexte d’un bouleversement du secteur européen de l’énergie, Engie a lancé en 2016 un plan de transformation sur trois ans comprenant un plan de cession de 15 milliards d’euros. Le groupe veut ainsi se concentrer sur des activités régulées ou bénéficiant de contrats de vente à long terme, moins risquées, et se développer dans les énergies renouvelables et les services énergétiques.

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