Une initiative mondiale d’atténuation des risques pour les projets solaires mise sur pied




La “Solar Risk Mitigation Initiative”, développée par la Banque mondiale et l’Agence française de développement, va fournir des “instruments financiers adéquats d’atténuation des risques tant pour les projets en réseau que hors réseau”

 

La Banque mondiale – à travers son Programme d’assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP) – et l’Agence française de développement (AFD) ont annoncé, le 10 décembre dernier dans un communiqué commun, la mise en place de la “Solar Risk Mitigation Initiative” (SRMI); une initiative mondiale conjointe d’atténuation des risques pour les projets solaires.

L’initiative est essentiellement destinée à supporter le développement de projets solaires dans les pays à faible revenu, dont les pays africains, “où le secteur privé considère que le financement de projets solaires comporte trop de risques.”

La Banque mondiale et l’AFD présentent l’initiative SRMI comme une approche intégrée qui permettra à la fois de soutenir le cadre réglementaire dans les pays ciblés, présenter une plateforme de marchés publics en ligne pour regrouper les enchères de projets solaires, soutenir et assister techniquement le développement de projets solaires de moins de 20 MW. Elle permettra également d’atténuer les risques des projets solaires “via des instruments financiers adéquats d’atténuation des risques tant pour les projets en réseau que hors réseau.”

L’initiative SRMI a été lancée à New Delhi (Inde) en mars 2018 lors du premier sommet de l’Alliance solaire internationale (ASI).

L’Alliance s’est fixée pour objectif de mobiliser plus de 1 000 milliards de dollars d’ici à 2030 pour le “déploiement massif” de l’énergie solaire, soit 1 000 GW de capacité mondiale d’énergie solaire d’ici à cet horizon.

“A ce jour, l’accord-cadre définissant les statuts de l’ASI a été signé par 71 pays et ratifié par 48 d’entre eux”, rappellent la Banque mondiale et l’AFD; ajoutant que “l’énergie solaire est de plus en plus perçue comme un élément clé de la lutte contre le changement climatique”.

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