La hausse des cours du pétrole permet le retour de la croissance en Arabie Saoudite, premier exportateur de brut




L’institut Capital Economics a indiqué mardi, 05 juin, que l’économie saoudienne avait progressé de 1,5% au premier trimestre de 2018, après une contraction de 0,7% sur l’ensemble de 2017

 

L’économie de l’Arabie saoudite, premier exportateur de brut, est sortie de la récession au premier trimestre grâce à une hausse des prix de pétrole, alors que les réserves du royaume ont augmenté de manière inédite en plus de quatre ans.

L’institut Capital Economics a indiqué mardi, 05 juin, que l’économie saoudienne avait progressé de 1,5% au premier trimestre de 2018, après une contraction de 0,7% sur l’ensemble de 2017. « Le secteur pétrolier a été le facteur déterminant de cette reprise », a indiqué ce groupe de réflexion basé à Londres.

Les prix du pétrole ont atteint le mois dernier des niveaux proches des 80 dollars le baril – alors qu’il étaient à moins de 30 dollars début 2016 -, à la faveur d’un accord conclu entre producteurs, membres et non membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), pour réduire la production. Cet accord expire en décembre.

Pour la première fois depuis 2009 – un an après la crise financière mondiale -, l’économie saoudienne s’était contractée l’an dernier du fait de la chute des prix du pétrole. Ces quatre dernières années, le chef de file de l’OPEP a connu des déficits budgétaires, emprunté sur les marchés, et augmenté les prix du carburant et de l’électricité pour combler le manque à gagner. L’Arabie saoudite a également introduit une TVA de 5% début 2018.

La récente hausse des prix de pétrole a stimulé les revenus du royaume. Pour la société saoudienne Jadwa Investment, les réserves budgétaires ont augmenté de 13,2 milliards de dollars en avril, soit l’augmentation mensuelle la plus importante depuis octobre 2013.

Les réserves s’élevaient à 506,6 milliards de dollars en avril. Elles avaient atteint les 732 milliards de dollars fin 2014. L’Arabie saoudite n’a cessé d’afficher des déficits budgétaires qui ont totalisé 260 milliards de dollars depuis 2014. Le gouvernement prévoit un déficit de 52 milliards de dollars pour 2018.

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