Guinée: signature du contrat commercial pour la réalisation du projet hydroélectrique de Koukoutamba (294 MW)




Le document a été signé le 26 février à Conakry entre la société chinoise Sinohydro et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Coût du projet: 812 millions de dollars

 

L’aménagement hydroélectrique de Koukoutamba, prévu en territoire guinéen sur le Bafing, principal affluent du fleuve Sénégal, à environ 570 km au nord-est de la capitale Conakry, se dessine.

La société chinoise Sinohydro et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ont signé le contrat commercial pour la réalisation de ce projet, le 26 février à Conakry, en présence du chef de l’Etat guinéen Alpha Condé.

Le contrat signé par Sinohydro est un contrat de construction clé en mains avec apport de financement (Engineering Procurement Construction and Financing en anglais, EPCF). Le délai prévisionnel des travaux est de 04 ans.

Le projet, d’un coût estimé à 812 millions de dollars américains, prévoit la construction d’un barrage et une centrale hydroélectrique de 294 MW, et des infrastructures associées dont deux lignes de transport haute tension de 225 kV, sur une longueur cumulée d’environ 600 km.

Ces deux lignes partiront de la centrale, la première vers Conakry via le poste d’interconnexion sous-régional de Linsan (centre-nord de la Guinée); et la seconde vers le barrage de Manantali au Mali. Elles permettront de raccorder le réseau électrique guinéen au réseau de l’OMVS, encore appelé Réseau interconnecté de Manantali (RIMA).

« L’ouvrage participera également à la régularisation des débits du fleuve Sénégal, au profit des activités liées à l’agriculture, la navigation, la fourniture d’eau potable, la pêche et la préservation des écosystèmes du bassin », précise l’OMVS dans un communiqué.

« La réalisation du programme d’infrastructures de l’OMVS rendra disponible 67% de la puissance hydroélectrique totale du bassin, estimée à 2 000 MW. Elle va générer une économie annuelle d’environ 240 milliards de francs CFA sur les factures d’importation pétrolière des Etats membres », ajoute l’organisation qui produit et vend l’énergie aux sociétés nationales en charge de l’électricité de ses Etats membres (Mali, Mauritanie, Sénégal, Guinée).

En incluant le barrage de Gouina, en construction côté malien, le barrage de Koukoutamba sera le quatrième développé par l’OMVS dans le bassin du fleuve Sénégal après Manantali et Félou.

Les barrages de Manantali et Félou au Mali, mis respectivement en service en 2002 et 2013, génèrent une production de 260 MW. L’énergie de ces centrales est acheminée par le RIMA.

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