La Guinée-Bissau et le Sénégal poursuivent les négociations sur l’exploration pétrolière et gazière à leur frontière commune




La zone couvre environ 25 000 km² du plateau continental et est gérée par une agence basée à Dakar, actuellement présidée par l’ancien Premier ministre bissau-guinéen Artur Silva

 

La Guinée-Bissau et le Sénégal ont engagé mercredi, 1er juillet, à Dakar, de nouvelles négociations sur un accord pour l’exploration conjointe d’une zone frontalière considérée comme riche en poissons, pétrole et gaz, selon un communiqué publié par le ministère bissau-guinéen des Affaires étrangères.

La zone d’exploration conjointe (ZEC) entre la Guinée-Bissau et le Sénégal a été créée en 1993 après le règlement de leur différend frontalier devant les tribunaux internationaux.

La zone couvre environ 25 000 km² du plateau continental et est gérée par une agence basée à Dakar, actuellement présidée par l’ancien Premier ministre bissau-guinéen Artur Silva.

La ZEC est considérée comme riche en ressources halieutiques et en hydrocarbures (pétrole et gaz), mais est encore en phase de prospection. Si du pétrole et du gaz y étaient découverts, la Guinée-Bissau profiterait de 15% de ces produits et le Sénégal de 85%, en vertu de l’accord conclu entre les deux pays.

La Guinée-Bissau souhaite une révision de cet accord afin de l’adapter à l’évolution du droit de la mer, selon le communiqué du ministère bissau-guinéen des Affaires étrangères.

Les deux gouvernements ont mis en place des commissions techniques à cet effet et se sont déjà réunis deux fois à Bissau et à Dakar.

Dans ce troisième cycle de négociations, organisé du 1er juillet au 03 juillet à Dakar, la Guinée-Bissau a réaffirmé sa détermination à revoir le cadre juridique de la zone maritime de développement commun et de coopération internationale, « conformément aux intérêts des deux pays ».

Ces derniers jours, plusieurs personnalités de la société civile bissau-guinéenne ont suggéré au président José Mario Vaz de demander l’annulation de la reprise des négociations avec le Sénégal, pour permettre un « grand débat national » sur le sujet et préparer une stratégie pour de nouvelles discussions.

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