Le groupe d’énergie allemand EON a achevé le premier trimestre avec un bénéfice en hausse de 40%




Le groupe a dégagé un bénéfice net de 1,03 milliard d’euros entre janvier et mars. Sur cette période, son chiffre d’affaires a en revanche reculé de 11%, à 9,33 milliards d’euros, plombé par les mauvais chiffres de sa branche de distribution énergétique

 

Le géant allemand de l’énergie Eon a confirmé mardi, 08 mai, son redressement au premier trimestre, avec un bénéfice en hausse de 40% sur un an, avant son spectaculaire échanges d’actifs avec son concurrent RWE.

Le groupe d’Essen (ouest), qui a cumulé des pertes abyssales ces deux dernières années en raison d’une profonde restructuration et de l’abandon du nucléaire, a dégagé un bénéfice net de 1,03 milliard d’euros entre janvier et mars.

Sur cette période, son chiffre d’affaires a en revanche reculé de 11%, à 9,33 milliards d’euros, plombé par les mauvais chiffres de sa branche de distribution énergétique (-30%).

Côté opérationnel, son résultat d’exploitation Ebit ajusté a crû de 24% à 1,28 milliard d’euros.

« Le premier trimestre est dans la parfaite continuité de nos bonnes performances de l’année dernière », a annoncé le directeur financier, Marc Spieker, cité dans un communiqué.

Pour l’année en cours, l’énergéticien vise toujours un résultat net ajusté compris entre 1,3 et 1,5 milliard et un Ebit ajusté dans une fourchette de 2,8 à 3 milliards d’euros.

Eon n’a pas réussi ce trimestre à poursuivre la réduction de sa dette colossale, remontée à 19,7 contre 19,2 milliards d’euros en novembre, mais loin des 26,3 milliards enregistrés fin 2016.

Le groupe a pu s’appuyer sur ses activités de services, grâce à sa branche « solutions clients » et l’arrivée de 50 000 nouveaux clients allemands dans son giron. En revanche, le bilan de l’éolien est contrasté, à cause de la décélération des prix, alors que le parc de turbines d’Eon continue lui de croître.

L’énergéticien s’est mis à la manœuvre en mars dernier pour rebattre avec son principal concurrent, RWE, les cartes du marché allemand de l’énergie. Cette opération passe d’abord par la cession « fin 2019 » à Eon d’Innogy, filiale d’énergies renouvelables de RWE. Une offre publique d’Eon sur les 76,8% d’Innogy détenus par RWE, pour 40 euros par titre a été initiée début mai.

RWE entrera en contrepartie dans le capital d’Eon à hauteur de 16,67% pour devenir le premier actionnaire de son rival historique et se concentrer sur la production. Eon prévoit de son côté de se concentrer sur les réseaux et l’électro-mobilité, soit les bornes de recharge.

Comme ses concurrents européens, le groupe souffre depuis plusieurs années de la chute des prix de gros de l’électricité et de la concurrence des énergies renouvelables subventionnées. La décision de l’Allemagne d’abandonner progressivement l’atome après la catastrophe de Fukushima en mars 2011 a encore accentué ses difficultés.

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