Le groupe américain General Electric retiré de l’indice boursier Dow Jones




L’annonce a été faite mardi, 19 juin, par David Blitzer, président du comité qui décide de la composition des indices au sein de la société S&P Dow Jones Indices. Le DJIA regroupe trente entreprises censées représenter l’économie des Etats-Unis

 

General Electric a été éjecté de l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average (DJIA), un revers symbolisant la perte d’influence du conglomérat industriel dans les milieux d’affaires américains.

« General Electric faisait partie des premiers membres du DJIA en 1896 et en était un membre continu depuis 1907 », a souligné David Blitzer, président du comité qui décide de la composition des indices au sein de la société S&P Dow Jones Indices, dans un communiqué diffusé mardi 19 juin.

« Depuis l’économie américaine a changé: les entreprises des secteurs de la consommation, de la finance, de la santé et de la technologie sont désormais plus en vue et l’importance des entreprises du secteur industriel s’est amoindrie », a-t-il justifié.

L’indice DJIA regroupe trente entreprises censées représenter l’économie des Etats-Unis. Faire partie de ce club prestigieux est la promesse d’une visibilité accrue sur les marchés.

A ce titre, cette décision marque la fin d’une ère pour GE, qui fut longtemps un des principaux fleurons de l’industrie américaine avec Boeing, General Motors et Caterpillar.

Le conglomérat industriel sera remplacé à partir du 26 juin au sein du Dow Jones par la chaîne de magasins distribuant médicaments, produits de santé et divers biens de consommation, Walgreens Boots Alliance.

L’indice sera ainsi « plus représentatif des secteurs de la consommation et de la santé au sein de l’économie américaine », a assuré M. Blitzer.

John Flannery, qui a remplacé Jeff Immelt au poste de PDG en août 2017, a annoncé en fin d’année dernière un vaste plan de restructuration prévoyant 20 milliards de dollars de cessions d’actifs ainsi que la suppression de milliers d’emplois.

M. Flannery doit présenter dans les prochains jours un plan stratégique qui pourrait porter sur la scission de l’entreprise en différentes entités indépendantes dans le but d’isoler certaines activités en meilleure forme comme les équipements de santé ou les moteurs d’avion.

Après toutes les cessions effectuées au cours des dernières années, le groupe ne vaut plus que 113 milliards de dollars en Bourse. Soit juste au-dessus de son petit rival Honeywell (110 milliards) qu’il a essayé de racheter à différentes entreprises.

« Nous nous concentrons sur la mise en oeuvre du plan que nous avons préparé pour améliorer la performance de GE », a réagi mardi une porte-parole de l’entreprise.

Selon elle, l’exclusion du Dow Jones « ne change rien »  aux engagements de General Electric.

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