GNL: l’italien Edison signe un accord avec Shell pour réduire sa dépendance à la Libye et à l’Algérie




En vertu de ce contrat avec Shell, Edison recevra environ 0,7 million de tonnes par an (MTPA) de gaz naturel liquéfié (GNL) américain à partir de 2028, et ce pour une durée pouvant aller jusqu’à 15 ans

 

L’accord annoncé mercredi 10 septembre entre l’italien Edison et le Britannique Shell, portant sur l’achat de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des États-Unis, vise à diversifier davantage les approvisionnements en gaz du groupe, tout en réduisant la part acheminée par gazoduc, notamment en prévision des prochaines échéances des contrats à long terme avec la Libye et l’Algérie.

C’est ce qu’a indiqué à Reuters Nicola Monti, directeur général d’Edison, société spécialisée dans la production et la vente d’électricité et de gaz, filiale du groupe français EDF.

Concernant un éventuel retour en Bourse d’Edison, le dirigeant de Foro Buonaparte précise « ne pas être au courant du processus décisionnel du côté d’EDF ». À ce jour, aucun conseiller n’a d’ailleurs été nommé pour une potentielle introduction en Bourse.

En vertu de ce contrat avec Shell, Edison recevra environ 0,7 million de tonnes par an (MTPA) de GNL américain à partir de 2028, et ce pour une durée pouvant aller jusqu’à 15 ans.

« Nous avons besoin de flexibilité pour adapter plus rapidement notre portefeuille aux évolutions du marché et, par conséquent, à la demande », explique Monti lors d’un entretien accordé en marge du salon Gastech 2025, qui se tient actuellement à la foire de Rho-Pero.

Gastech est le principal salon et exposition mondiale consacrés au gaz naturel, au GNL, à l’hydrogène, aux technologies climatiques et à l’intelligence artificielle appliquée à l’énergie.

Edison dispose de deux contrats d’approvisionnement en gaz par gazoduc arrivant à échéance au cours des deux prochaines années, avec la Libye et l’Algérie, pour des volumes respectifs de 4,4 et 1 milliard de mètres cubes par an.

« Il est très probable que nous réduisions les volumes totaux provenant de ces deux contrats, avec l’idée de les remplacer par davantage de GNL », a déclaré Monti.

Outre la diversification des sources, Edison évaluera également le coût du GNL américain.

Le directeur général précise que « le gaz américain est négocié selon une formule différente de celle des autres GNL. Cela signifie que la volatilité et le prix du gaz américain dépendent de l’indice Henry Hub, c’est-à-dire du prix du gaz sur le marché américain, alors que toutes les autres sources de gaz arrivant en Europe sont indexées sur les prix du pétrole ou sur les indices des hubs européens ».

Par conséquent, « selon le moment où l’on analyse ces deux contrats, l’un peut s’avérer plus économique ou plus coûteux. C’est un point intéressant pour nous, car notre objectif est non seulement de diversifier les sources, mais aussi les formules, afin d’être plus résilients face aux événements extérieurs ».

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