GERD: le Soudan met en garde l’Ethiopie affirmant disposer de “toutes les options”

Le barrage de la Renaissance affecte la sécurité nationale soudanaise et a des répercussions d’ordre régional, a affirmé le 07 avril le ministre soudanais de l’Irrigation et des Ressources en eau

 

 

Le ministre soudanais de l’Irrigation et des Ressources en eau, Yasser Abbas, a déclaré, mercredi 07 avril, que le Soudan avait toutes les options pour faire face à la crise éthiopienne du barrage de la Renaissance, y compris le recours au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Yasser Abbas l’a affirmé lors d’une conférence de presse tenue à Khartoum, en présence du correspondant de l’Agence Anadolu, ajoutant que le monde devrait faire attention avant qu’il ne soit trop tard.

Il a souligné que le dossier du barrage de la Renaissance affectait la sécurité nationale soudanaise et qu’il avait des répercussions d’ordre régional.

Le ministre a encore fait savoir que son pays n’avait pas quitté la médiation de l’Union africaine mais que le Soudan insistait sur sa demande relative au changement du mécanisme de négociation par une médiation quadripartite pour ne plus perdre de temps.

Une série de pourparlers sur le barrage de la Renaissance s’est tenue lundi, dans la capitale congolaise Kinshasa, sans réaliser de progrès, selon deux communiqués des ministères soudanais et égyptien des Affaires étrangères.

L’Ethiopie a accusé les deux pays de ralentir les négociations, chose que l’Egypte a réfuté, selon les déclarations du ministre égyptien des Affaires étrangères.

Le 9 mars, l’Éthiopie a rejeté une proposition soudanaise, soutenue par l’Égypte, de former une médiation internationale quadripartite comprenant les Nations Unies, les États-Unis, l’Union européenne et l’Union africaine, pour résoudre le blocage des négociations qui durent depuis 10 ans.

Après un premier remplissage du barrage en août 2020, Addis-Abeba insiste sur un deuxième remplissage du barrage en juillet prochain, même si aucun accord n’a toujours été trouvé.

Le Caire et Khartoum tiennent d’abord à trouver un accord tripartite préservant leurs installations hydrauliques et assurant le débit continu de leur part annuelle des eaux reçues du Nil, qui s’élève respectivement à 55,5 milliards de mètres cubes et 18,5 milliards de mètres cubes.

La construction du barrage, dans le nord-ouest de l’Ethiopie, sur le Nil bleu qui rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil, a débuté en 2011. L’ouvrage une capacité totale de 74 milliards de mètres cubes et devrait assurer à l’Ethiopie à terme une production d’électricité de près de 6 500 mégawatts.

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