Gaz industriels: fusion bouclée entre Linde et Praxair




Le groupe allemand Linde et l’américain Praxair ont annoncé vendredi, 01er mars, avoir rempli toutes les conditions du gendarme américain de la concurrence. Désormais numéro 1 mondial

 

Les groupes allemand Linde et américain Praxair ont définitivement bouclé vendredi, 01er mars, leur fusion donnant naissance au numéro un mondial du gaz industriel devant le français Air Liquide, après avoir rempli toutes les conditions du gendarme américain de la concurrence.

Linde Plc, l’entité née de la fusion, a annoncé que les activités des deux entreprises – qui ont dû jusque-là être opérationnellement séparées au sein du nouveau groupe – pourraient désormais être réunies.

« Les restrictions ont été levées », indique le groupe dans un communiqué.

Avec un chiffre d’affaires de quelque 24 milliards d’euros, 80 000 employés et une capitalisation boursière atteignant 90 milliards de dollars, Linde Plc devient ainsi définitivement le plus grand groupe de gaz industriel mondial, détrônant Air Liquide.

L’autorité de la concurrence américaine FTC avait donné son feu vert conditionnel fin octobre, après celui de la Commission européenne en août, mais exigeait encore plusieurs concessions.

Elle demandait notamment la cession des activités sur les marchés de l’oxygène liquide en vrac, de l’azote gazeux liquide, et de l’argon liquide pour permettre ce rapprochement évalué à 68 milliards d’euros et annoncé en décembre 2016.

Tant que ces cessions n’avaient pas été bouclées, Linde et Praxair devaient « opérer en tant que groupes indépendants » et avaient l’interdiction de « coordonner leurs activités commerciales », avaient expliqué les groupes fin octobre 2018.

Au total, les deux groupes ont ainsi cédé des actifs d’un volume de près de 9 milliards d’euros selon la presse allemande, plus qu’initialement prévu.

Résultats 2018 et perspectives 2019

Le groupe a également annoncé vendredi un chiffre d’affaires pro forma de la nouvelle entité en hausse de 5% sur un an en 2018, à 28,1 milliards de dollars (24,6 milliards d’euros).

Le bénéfice opérationnel a lui progressé de 7%, à 4,8 milliards de dollars.

Pour 2019, Linde Plc « anticipe un ralentissement » de la hausse du chiffre d’affaires en raison d’effets de changes négatifs et un coup de frein sur la production industrielle internationale, a indiqué le directeur financier Matt White lors d’une conférence téléphonique.

Cette projection est « confirmée par les indicateurs du premier trimestre aux Etats-Unis et en Europe » ainsi que dans quelques secteurs clés comme l’automobile, a-t-il expliqué.

La progression du bénéfice par action (+8% en 2018), doit s’établir entre 8% et 12% en 2019, profitant d’économies rendues possibles par la fusion.

Linde Plc s’attend ainsi à 1,1 milliard de dollars de synergies sur les trois prochaines années, dont un quart doit être réalisé en 2019, a détaillé le PDG, Steve Angel.

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