La France renonce à l’exploitation de champs pétroliers et gaziers sur son sol…mais pas ailleurs




Le projet de loi y afférent a été présenté le 06 septembre, comme signe fort de lutte contre le changement climatique . Mesure tout de même symbolique car la France produit juste 1% de ses besoins en hydrocarbures et importe les autres 99%

 

Le ministre français de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot (photo), a présenté mercredi, 06 septembre 2017, en conseil des ministres, son projet de loi sur hydrocarbures. A l’issue de l’adoption de ce texte, la France n’accordera plus de permis d’exploitation d’hydrocarbures que ce soit pour le pétrole ou les hydrocarbures non conventionnels comme le gaz de schiste; et ce quelle que soit la technique utilisée.

D’ici 2040, la France devrait avoir épuisé ses réserves de pétrole et n’explorera donc plus de nouvelles.

Avec ce projet de loi, la France s’inscrit comme le premier pays au monde à envisager l’interdiction de l’exploitation d’hydrocarbures sur son sol. Objectif officiel: donner l’exemple dans la réduction de l’utilisation des énergies fossiles afin de réduire l’émission des gaz à effet de serre et de lutter par conséquent contre le réchauffement climatique.

La mesure, symbolique, concerne la production nationale française (815 000 tonnes en 2016) qui représente juste 1% des besoins de consommation du pays. Les autres 99% sont régulièrement importés.

Même si, avec ce projet de loi, la France dit vouloir “montrer l’exemple” dans les initiatives visant à limiter le réchauffement de la planète à 2 °C, elle n’a pas annoncé par exemple qu’elle limiterait les activités de la multinationale Total qui explore, produit et distribue les hydrocarbures dans de nombreuses parties du monde.

Le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Francis Duseux, qui a réagit auprès du dauphine.com, a qualifié pour sa part le texte de Nicolas Hulot d’ “uniquement idéologique” vu que le pétrole représente encore “45 % de l’énergie” utilisée en France. Le pays continuera donc d’importer et de creuser son déficit commercial avec une telle mesure, a estimé Francis Duseux.  

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