En finalisant l’acquisition d’une partie des activités d’Engie, Total va contrôler 10% du marché mondial de gaz naturel liquéfié




Le géant pétrolier français Total a annoncé vendredi, 13 juillet, la finalisation de son acquisition d’activités amont de gaz naturel liquéfié (GNL) de son compatriote Engie

 

Le géant pétrolier français Total a annoncé vendredi, 13 juillet, la finalisation de son acquisition d’activités amont de gaz naturel liquéfié (GNL) de son compatriote Engie, une opération annoncée en novembre dernier et qui propulse Total au rang de n°2 mondial du GNL.

« Cette transaction fait de Total le deuxième acteur mondial du GNL parmi les majors avec 10% du marché mondial : le Groupe va ainsi gérer un volume de près de 40 MT/an [40 millions de tonnes par an, NDLR] d’ici 2020 », affirme la multinationale dans un communiqué.

D’ici 2020, Total s’attend par ailleurs à détenir un portefeuille de capacités de liquéfaction de 23 MT/an, « bien réparties entre les principales zones de production de GNL: Moyen-Orient, Australie, Russie et États-Unis ».

Cette transaction a été conclue pour une valeur d’entreprise de 1,5 milliard de dollars. Mais des compléments de prix pouvant aller jusqu’à 550 millions de dollars pourraient être versés ultérieurement par Total à Engie, en cas d’amélioration des marchés pétroliers dans les prochaines années, a rappelé vendredi le groupe pétrolier.

Le portefeuille repris comprend des participations d’Engie dans des usines de liquéfaction du gaz naturel (notamment 16% de parts dans le gros projet Cameron LNG aux Etats-Unis), des contrats d’achats et de vente à long terme de GNL, une flotte de 10 bateaux méthaniers ainsi que des réservations de capacités dans des terminaux de regazéification en Europe.

C’est « une étape majeure pour Total car cela lui permet de tirer parti de la taille et de la flexibilité sur un marché du GNL en forte croissance et qui se transforme de plus en plus en marché de commodité » (matière première, NDLR), a souligné le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, cité dans un communiqué.

De son côté, Engie a rappelé vendredi dans une déclaration à l’AFP que cette cession s’inscrivait dans sa stratégie visant « à concentrer ses investissements sur la production d’électricité bas carbone, les infrastructures et les solutions clients, et à réduire son exposition » à l’évolution des prix du pétrole et du gaz.

Les activités aval dans le GNL restent par ailleurs « au cœur de la stratégie » d’Engie, notamment la vente de détail aux clients finaux, sa filiale GTT et ses terminaux de regazéification en France et au Chili, a souligné l’ex-GDF-Suez.

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